par Samy Abdelguerfi | Aucun commentaire
Hocine Boukella met tout le monde d’accord
Alger – 22/02/2012 : Hocine Boukella, alias Cheikh Sidi Bemol, renoue avec la scène d’Ibn Zeydoun.
Invité par l’agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), dans le cadre de son second cycle musical “Gitans, Origines”, Hocine Boukella nous revient avec un nouveau projet sobrement intitulé Bebéro-Tzigane.
Ce monsieur de la musique algérienne ne cesse de nous surprendre, après son gourbi rock, Thalweg ou encore Paris-Alger-Bouzguène, Elho vient ce soir nous présenter son tout nouveau spectacle en avant première.
Le projet initié par Hocine Boukella (guitare/chant), Damien Fléau (sax) et Clément Janinet (violon) est un voyage entre swing jazz, rock bémolien et musique berbère avec un zest d’influences balcanes.
Accompagné par un excellent quintet: B. Medrykowski à la guitare, M. Fléau à la batterie, J. Rollet-Gérard à la basse , D.Félau au saxophone et C.Janinet au violon, le cheikh entame son concert avec le mythique “Etchina”, revu et corrigé.
Il revisite des titres tel que Boudjeghlelou, Balade Apatride ou encore Aman … dans un univers swing et jazz où le saxophone alto répond au swing de la guitare.
Titre après titre, la bande de musicos intencifie son jeu et s’adonne au jeu de la question/réponse.
Des titres inédits ont été présentés où se mêlent musique et poésie avec un zeste d’humour.
Des rythmes entrainants, une joie et une poésie transmises, une musicalité parfaite et une générosité à noter.
Le public, venu nombreux, n’arrête pas de danser, chantonner ou même crier par moment.
Hocine Boukella et ses acolytes invitent sur scène la formation “Dhoad” tout droit venu de Rajasthan, à une séance d’improvisation musicale. Un moment fort en émotion, où la poésie du cheikh, la profondeur mystique du chanteur indien et la puissance du rock se fusionnent.
Par ailleurs, le Cheikh, répondant à l’appel des fans, entame un petit set guitare/voix où il reprend ses plus grands succès: El Bandi, Saâdiya, Ghoumari.
Le spectacle se clôt par “Ma kayène walou khir men l’amour” (rien n’est aussi bon que l’amour), chantée en chœur avec l’assistance, venue nombreuse rendre hommage à Hocine Boukella, qui n’a rien à envier à la nouvelle génération puisqu’il reste un artiste intemporel.
Big Up à Cheikh Sidi Bémol pour ce magnifique projet, qui reste, selon nous, le meilleur de tout ce qu’il a entrepris jusqu’à présent.




