Vinyculture

À la découverte de « Akakir » par Walid Bouchouchi

Par / Le 05/08/2013, 10:08
Temps de lecture estimé 2 minutes et 57 secondes

J’ai pris beaucoup de plaisir à préparer cet article, Walid Bouchouchi a été pour moi une véritable révélation artistique. J’ai connu Walid il y a de cela quelques années grâce à ses graphiques sur les tickets de Métro, j’ai trouvé l’idée vraiment sympa et j’ai continué à le suivre.

© Walid Bouchouchi
© Walid Bouchouchi

Depuis il a fait un bon bout de chemin , vous l’avez sûrement vu cette année dans un épisode de Djawab Bassite. C’est la page Facebook « Akakir” qui m’a le plus marquée dans son parcours artistique . Cette page créée depuis déjà près d’un an compte actuellement un bon millier de fans et encore plus de visibilité vu le nombre de partage sur le réseau social.

© Walid Bouchouchi
© Walid Bouchouchi

Nous avons pris le temps de discuter avec Walid pour en savoir davantage sur cette drogue quotidienne de bon sens :

– Qu’est ce que le concept Akakir ? Comment t’est venue l’idée ?

Walid Bouchouchi : Akakir n’est pas forcément un concept dans le sens où ce n’est pas un style graphique seulement. Je dirais que c’est un travail qui renvoie à une certaine fibre identitaire quasi-nécessaire l’approchant d’une vision plutôt nostalgique, et ce, à travers des images iconiques.
Par contre pour dire comment l’idée est venue, je ne saurais répondre c’est venu ainsi en déclic parmi un tas d’idées.

– Comment cela s’est transformé en phénomène Facebook ?

Walid Bouchouchi : Je ne sais pas trop si l’on peut qualifier cela de phénomène Facebook, mais à la base, le but n’était pas forcément de partager mon travail sur le réseau social. Cet outil m’a cependant procuré une certaine facilité dans le partage des visuels, il s’est donc imposé comme étant le médium le plus pratique pour l’instant.

J’espère que ça se développera vers autre chose : Une revue , un journal ou un blog, je ne sais pas encore. Pour vous dire , j’ai même pensé à coller mes visuels dans la rue, dans des cafés… etc, endroits où ça pourrait interpeller plus d’un.

– De la dérision, de l’humour noir, du sarcasme, le tout dans des codes arty (essentiellement POP), qu’est-ce qui t’inspire ? Quels sont les thèmes de prédilection ?

Walid Bouchouchi :  Les thématiques que j’aime bien aborder sont dans l’actualité et tout ce qui touche à la tradition, à une certaine nostalgie. Enfin je dirais que ça relève davantage du feeling que d’autre chose.

– La provoc’ reste l’ingrédient maître n’est-ce pas ? Jusqu’où pousserais-tu le bouchon ?

Walid Bouchouchi :  La provoc’ n’est pas indispensable. Il se peut que certains visuels soient provocateurs, mais comme je te disais c’est plutôt intuitif . Quant au bouchon, eh bien le bouchon c’est moi.

– Derrière le graphique, il y a des messages, que devrions-nous retenir?

Walid Bouchouchi : Chaque visuel comporte un message, mais son interprétation varie d’une personne à une autre, je reçois souvent des interprétations plus riches que l’idée d’origine.

– Que nous réserve Akakir dans le futur ? TBC ?

Walid Bouchouchi : À vrai dire, j’espère que Akakir ne se limitera pas au schéma de page Facebook, vu que je suis l’émetteur et le public est récepteur. J’aimerais vraiment qu’il y ait un échange, que d’autres personnes puissent s’identifier à ce style et avoir, pourquoi pas, des Akakirs signés par d’autres personnes que TBC.

Amatrice de mode, Yasmine est avant tout férue de littérature et d'art. Si le petit prince le lui dit, elle continuera à distiller news et découvertes pour notre plus grand bonheur.

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