A quoi tient l’appréciation musicale de chaque individu ?

18/04/2013, 13 h 16 min Partages0
Temps de lecture estimé 2 minutes et 3 secondes

Chaque être humain se caractérise par un style musical qui lui est propre, certains aiment le rock indé, d’autres optent pour la country music, certains quant à eux créent une liste musicale diversifiée et personnalisée. À quoi tient l’appréciation musicale de chaque individu ? C’est ce dont on va vous parler dans cet article.

Source image : youthareawesome.com
Source image : youthareawesome.com

Une équipe de chercheurs appartenant à l’université McGill de Montréal a émis pour la première fois une hypothèse qui semble plausible : L’écoute de la musique entraine la libération de dopamine par les centres nerveux du tronc cérébral, ce qui conduit à un état compatible au plaisir et parfois même à l’euphorie..

Cette présomption a été acceptée par divers scientifiques. Dès lors, d’autres questionnements ont fait leur apparition : Si la musique entraîne la libération de ce neurotransmetteur, par quel mécanisme cela ce fait-il ? Mais aussi, pourquoi le cerveau d’une personne réagit-il en sécrétant la dopamine à l’écoute d’une musique précise alors qu’il ne fait pas de même pour une autre ?

Pour répondre à ces questions, les chercheurs ont mis au point un protocole afin d’identifier le siège de la satisfaction musicale. L’expérience consiste à réunir 20 personnes à qui une interface musicale à été soumise avec différents extraits musicaux disponibles. Ces derniers devaient mettre un prix sur les chansons qu’ils écoutaient et ce, selon le degré de satisfaction ressenti. Au même moment, des capteurs ont été connectés pour déterminer ce qui se déroulait dans le cerveau.

Source image : Konbini
Source image : Konbini

Conclusion de l’étude : Le siège de la satisfaction musicale est une zone du cerveau appelée noyau accumbens. Concernant la réponse différée aux divers extraits musicaux, les chercheurs ont émis une nouvelle hypothèse qui reste jusqu’à ce jour soumise au débat.

Selon Valorie Salimpoor, chercheuse de l’université McGrill de Montréal, l’appréciation différée de la musique selon les individus proviendrait d’une zone du cerveau nommée Gyrus Temporal Supérieur, une sorte de banque où sont regroupées les traces de musiques que nous écoutons ainsi que les degrés de satisfaction que nous avions ressentis à ce moment.

1 2
Tags:   

Votre Avis (0 votes)

Votre vote a bien été pris en compte, merci!