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Abdenour Hochiche : « Nous n’avons reçu aucune subvention du Ministère pour les rencontres cinématographiques de Béjaïa »

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L’atelier coté courts de Béjaïa, qui permet à de jeunes scénaristes de travailler et retravailler leurs projets de courts-métrages, revient pour la 3e session de l’événement qui a bouclé 6 éditions. À cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de Abdenour Hochiche, fondateur de l’Association Project’heurts et organisateur des rencontres cinématographiques de Béjaïa, à l’origine de l’initiative Coté-Courts.

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Quel bilan pour cette troisième session de la 6e édition ?

Il s’agit de la troisième session de l’atelier coté court dans sa sixième édition. Il faut savoir que depuis deux ans (2012), cet atelier est passé d’une à trois sessions par édition et nous nous sommes aussi permis de passer de quatre à douze candidats par édition.

Cette évolution est d’ailleurs somme toute logique puisqu’elle répond à des attentes perçues lors de nos précédentes éditions. Programmer trois sessions nous permet de suivre au plus près et le plus longtemps possible nos candidats-scénaristes.

Quel est le bilan après 3 sessions ?
Il est un peu prématuré de faire le bilan des trois sessions de l’édition 2013, mais nous pouvons d’ores et déjà dire que le fait de tenir ces trois sessions dans des conditions qui nous paraissent correctes est quelque chose de positif en soi. Le bilan se fera au terme de cette dernière session et lors des discussions que nous aurons avec chacun des candidats.

Il est aussi important de souligner, qu’individuellement, nos candidats évoluent d’une session à une autre et mettent le pied à l’étrier-cinéma de façon très caractérisée. C’est un autre point positif à inscrire au bilan de notre travail qui s’échelonne sur toute une année. La participation a-t-elle été au rendez-vous ?

La participation est chaque fois au rendez-vous puisque nous recevons beaucoup de projets pour participer à cet atelier. Nous sommes malheureusement obligés de n’en sélectionner que douze.

L’atelier coté court est une réserve de talents pour les rencontres cinématographiques de Béjaïa. Le travail que nous faisons est d’ordre pédagogique qui dépasse l’écriture scénaristique, nous essayons de faire un travail plus profond dans le sens de l’éveil de la cinéphilie et de la promotion de la culture cinématographique dans chaque candidat, ce qui constitue un vivier ou encore un réservoir pour le cinéma algérien pour revenir à votre question.

Avez-vous reçu une aide des autorités pour mettre en place cet atelier ?

Nous n’avons reçu aucune aide du Ministère de la culture, ni pour cet atelier ni pour les autres activités de l’association. À titre indicatif et pour qu’il soit porté à la connaissance de l’opinion publique, le Ministère de la culture n’a rien donné, sinon si vous préférez, a donné Zéro DA aux rencontres cinématographiques de Béjaïa pour l’édition 2013. Il est évident que nous avons l’aide des collectivités locales (APC, APW) ou encore de l’ONDA ‘depuis 2004, mais pour ce qui est de Ministère de tutelle, aucune subvention ou aide n’a été donnée à notre association, ce qui est un mépris total envers la deuxième plus ancienne manifestation cinématographique en Algérie.