Adel Bentounsi ou l’anarchie des idées

27/01/2012, 14 h 28 min Partages0

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C’est en visionnant avec un intérêt quasi mystique les différentes toiles exposées au Palais de la Culture dans le cadre du 4ème salon d’automne qui s’y  déroule jusqu’au 31 janvier prochain que mon regard fut saisi, non disons-le, pas seulement mon regard mais tous mes sens se fascinèrent pour cette toile, effrayante au début mais qu’on apprivoise peu à peu, je me rapproche de plus prés pour lire le nom sur le petit papier blanc, je lis bien : Adel Bentounsi.

Ce jeune algérien de 29 ans a eu un parcours très atypique, il démarre à la base à l’école des beaux-arts de Annaba qu’il quitte après trois années d’études, je lui demande pourquoi ; il me répond : « ça ne me servait à rien, j’avais décidé d’arrêter de peindre ».

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Il change d’air, s’aventure dans d’autres projets puis revient à la peinture, veut créer sa propre empreinte, son propre style, un monde où son expression était libre, du pur délire, des influences dadaistes,  une passion ravageuse qui l’amène à s’imaginer une espèce qui se ressemble et qui est faite d’une base de moule humain qui a pour seul moyen d’expression la manière dont il décide de la décorer. Il y avait derrière cette création artistique, une idéologie philosophique, une certaine représentation et interrogation de l’humain.

Cette réflexion l’amène à concevoir une série de toiles qu’il nomme « l’Espèce », avec laquelle l’artiste participe à des expositions dans sa ville natale Annaba ainsi que sur le territoire national. La beauté et expressions qui se dégagent de ses toiles sucitent l’intérêt du public. Ce qui a fasciné l’artiste, c’est cette maniére qu’avait chaque individu d’interpréter différement son travail, une sorte d’anarchie des idées. Pour lui chaque toile  porte un grand titre d’une identité et affronte par la suite ce visiteur en le fixant droit dans les yeux. Comme ci la toile était cette espéce qui regardait d’un œil inquisiteur l’humain.

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