Algérie: jeunesse et culture riment-elles ensemble ?

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La jeunesse algérienne est-elle intéressée par la culture ? La réponse est négative pour la plus grande partie. Mais cette jeunesse n’est en rien à blâmer. Effectivement, la faute est et restera celle des parents et de l’école.

L’école algérienne n’apprend pas aux enfants l’importance de la culture dans leur vie. L’apprentissage de tout ce qui pourrait concerner la culture a une petite place, voire aucune, dans le système éducatif et pédagogique algérien. Que ce soit de la musique, du dessin, du théâtre ou autre, les enfants délaissent, pour la majorité, toutes sortes d’activités culturelles.

L’activité la moins présente reste le théâtre. Que ce soit le fait de pratiquer cet art ou juste d’aller voir des pièces, les théâtres algériens sont presque désertés par les jeunes… et les vieux aussi. Le dessin également n’est pas très populaire, bien que beaucoup de jeunes possèdent un talent inné et incontestable dans ce domaine. La musique quant à elle séduit énormément de jeunes, mais rares sont ceux qui en pratiquent.

Pour s’occuper, un jeune ne va pas dans un centre culturel, une bibliothèque ou un musée. L’Algérien d’aujourd’hui préfère retrouver ses amis dans un café (loin d’être littéraire) ou dans la cité ou encore aller au stade. Stades qui sont devenus de grandes arènes de guerre. Ces lieux où l’on est censés se détendre et voir du spectacle sportif, ces lieux prévus pour établir des liens entre supporters et joueurs sont les lieux les plus dangereux. Une fois à l’intérieur, on est jamais sûrs d’en ressortir indemnes, voire même pas sûrs d’en ressortir vivants.

Mais pourquoi tant de violence chez nous ? Parce que durant son enfance, le jeune algérien n’a vu que cela, de la violence agrémenté de violence saupoudré d’un soupçon de violence. Personne n’a été présent pour l’encadrer. Personne n’a été présent pour dire à cet enfant que le dialogue est la meilleure façon de résoudre les conflits.

La mine d’énergie qu’est le jeune est très souvent mal exploitée. Les activités culturelles (et sportives d’ailleurs) sont là pour canaliser cette énergie, pour la mettre au profit du jeune, pour le faire bénéficier des bienfaits de cette dernière. Autrement, elle se transforme en énergie négative, matérialisée par une violence horrible conduisant à des actes impardonnables.

Tout peut encore changer, mais l’école algérienne doit prendre conscience que la voie qui est donnée à nos enfants n’est pas la bonne. Au lieu d’être orientés vers une éducation qui leur apprendra le respect, le civisme et l’importance de la culture, qui les poussera à se mobiliser contre les fermetures de librairies et autres crimes culturels, les enfants empruntent le mauvais chemin.

En expliquant aux enfants l’importance de la culture, ils suivront le chemin qu’il faut suivre. Et ce n’est qu’à ce moment que nos ascendants seraient fiers de voir leurs enfants se mobiliser pour ce qu’ils ont bâti. Et l’Algérie retrouvera enfin la jeunesse qu’elle mérite.