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artistes algériens disparus en 2018

Ces Algériens qui nous ont quittés en 2018

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L’année 2018 a vu monter de nouveaux talents porteurs d’une génération qui se renouvelle. Cependant, cycle de la vie oblige, d’autres nous ont quitté et ont laissé derrière eux toute une histoire. Tour d’horizon de ceux qui manqueront à l’année 2019 et aux autres années.

Rachid Taha, voix incontournable du rock algérien, s’en est allé en laissant plus que le simple tube « Ya rayeh », mais une immense carrière faite de concerts agités et de collaborations au sommet ; sans aucun doute la disparition la plus spectaculaire de cette année, le showman n’ayant jamais fait les choses à moitié.

C’est ensuite, et presque dans la foulée, Djamel Allam, un des symboles kabyles de la scène algérienne qui nous a quittés, remuant instantanément les fans qui ne manquent pas de lui rendre hommage à chaque occasion, spécialement à l’approche de Yennayer.

Le théâtre algérien et plus spécifiquement le théâtre batnéen a pleuré Mahieddine Bouzid, appelé affectueusement « Mahiou » ; véritable force de la vie, le comédien s’est toujours battu pour donner leurs chances à tous les jeunes artistes et s’est toujours rendu disponible pour la communauté.

Comment oublier Yazid Ait Hamadouche, alias « Serial Taggeur », qui au même titre que Mahiou a fait raisonner sa voix pendant plusieurs années à la Chaîne 3 pour que plusieurs artistes et anonymes puissent s’exprimer. Grande âme des ondes algériennes et grande perte pour les habitués de la chaîne.

La ville de Skikda regrettera aussi sa comédienne phare, la dame du théâtre skikdi Samia Saâdi, qui a su inscrire son nom parmi les plus grands du théâtre algérien et inspirer plusieurs générations de comédiens qui l’évoquent encore.

Dans la lignée des comédiens qui nous ont quittés, un des visages incontournables de la télévision algérienne, à savoir Amar Maârouf, a tiré sa révérence à l’âge de 76 ans. Son rôle dans « La bataille d’Alger » lui vaudra une reconnaissance éternelle et une postérité à la taille de sa carrière.

L’année 2018 a aussi vu la disparition d’un des pionniers de la peinture algérienne moderne : Abdallah Benanteur, qui a peint l’Algérie comme personne, notamment dans ses œuvres : « Paysages à Médéa », « Retour à Tipaza » et « Promenades en Algérie, Djurdjura ».

Mohamed Djedid, alias « Boudaw » s’est aussi éteint cette année, au mois d’avril, laissant derrière lui une grande carrière de comédien, notamment dans les années 1990 où il s’est illustré avec la troupe « Toulathi el-amdjad ».

Sonia Mekkiou, dite « Sonia », s’en est allée à l’âge de 63 ans. Grande comédienne de la scène algérienne, elle s’est notamment illustrée à travers son investissement dans la gestion des théâtres d’Annaba et de Skikda, sans pour autant quitter ce pour quoi elle respirait : le théâtre.

Enfin, le monde de la sculpture s’est endeuillé après la disparition de Mohamed Demagh, le « loup blanc » des Aurès qui, à sa manière, a su marquer l’histoire algérienne en prenant les armes lors de la révolution puis en consacrant l’entièreté de sa vie à son art.