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Temps de lecture estimé 9 minutes et 45 secondes

The Good Fight

Spin-off de ‘The Good Wife’, la série change le focus et va vers le personnage de Diane Lockheart qui était déjà adoré du public. On retrouve évidemment la qualité inégalable de l’écriture de Robert et Michelle King qui n’hésitent pas à tacler des sujets politiques et sociaux d’actualité sous un angle juridique. ‘The Good Fight’ ajoute un jeune casting diversifié et talentueux. Passant sur la plateforme de streaming de CBS, les scénaristes trouvent une plus grande liberté et Christine Baranski ne manque jamais de grâce et de classe. Le point positif est que vous n’avez pas à voir The Good Wife pour pouvoir apprécier The Good Fight, c’est une nouvelle histoire qui commence, de nouveaux personnages à découvrir et les anciens sont à redécouvrir.

American Gods

 

« American Gods » est avant tout un célèbre et superbe roman fantastique écrit par Neil Gaiman. Excellent exemple de ce que l’on appelle « Urban Fantasy », l’histoire est celle du dieu scandinave Odin durant les années 2000, vieillard fourbe d’apparence qui recrute le jeune « Shadow », tout juste sorti de prison, comme grade du corps. Le jeune homme peu croyant suit son nouveau boss dans un voyage à travers plusieurs villes et états d’Amérique mais ne comprend pas immédiatement que son employeur visite plusieurs dieux issus de mythologies des quatre coins du monde. Pourquoi? Déclarer la guerre aux nouveaux dieux: les médias, internet, l’argent, les industries pharmaceutiques, automobiles ou encore celle des armes, en gros, les dieux américains.

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La série vient adapter cette extraordinaire histoire avec la touche visuelle spéciale de Bryan Fuller (Hannibal) et un casting parfait. A voir absolument.

Legion

Legion n’est pas une série super-héroïque comme les autres, elle arrive à faire ce que les autres ne font pas, élever le genre à un autre niveau artistique. Pas étonnant quand on sait qui est derrière, Noah Hawley, qui a si bien mené la réalisation de « Fargo ». Legion est l’autre nom de David Haller, un jeune homme diagnostiqué de schizophrénie depuis son plus jeune âge pour découvrir plus tard qu’il est en fait un mutant et que les voix qu’il entend, les personnes qu’il croyait imaginaires sont bien réelles. La série est liée aux X-Men de Marvel et est sans hésitation notre œuvre télévisuelle favorite du genre, présentant une concurrence solide au reste des productions TV de part sa réalisation ingénieuse et la performance bluffante de Dan Stevens et Aubrey Plaza.

The Handmaid’s Tale

La grosse claque de l’année c’est bien The Handmaid’s Tale. Seconde adaptation d’un roman éponyme de Margaret Atwood (en plus d’Alias Grace), les événements de cette série troublante se déroulent dans un futur proche où le taux de fertilité des humains est sévèrement en baisse à cause de la pollution et des maladies. Une guerre civile a lieu aux États-Unis d’Amérique qui résulte en l’instauration d’un nouveau gouvernement totalitariste du nom de « Gilead ». Dans ce nouvel ordre, les femmes sont complètement subjuguées et soumises à l’autorité d’hommes qui ne les laissent ni lire ni travailler ni gérer de l’argent, ils leur donnent même de nouveaux noms. Elles sont divisées en plusieurs catégories, les femmes fertiles sont les « Handmaids », elles portent toujours le rouge et ne servent qu’à procréer pour leur « maitres » de maison. Tout au long du récit, nous suivons le parcours de « Offred » remarquablement interprétée par Elizabeth Moss. Dire que son jeu d’actrice est splendide serait un euphémisme mais elle n’est pas la seule à se démarquer; à ses côtés, Samira Wiley, Alexis Bledel et Yvonne Strahovski nous font chacune frissonner. La série a obtenu un très grand nombre de nominations aux Golden Globes à venir -sans surprise- et mérite certainement de remporter tous les prix car elle aura été le plus grand bouleversement d’une année déjà inquiétante au niveau mondial et où les femmes ont su défier tous les obstacles et se faire entendre plus que jamais.

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