Captain America – The Winter Soldier: La critique

31/03/2014, 19 h 16 min Partages0

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Depuis un certain temps, la facilité s’est imposée comme le gagne-pain quotidien (ou annuel) de Marvel Studios. Il ne leur suffisait alors que de mettre au point un blockbuster estival avec des héros costumés et des explosions à tout va. Captain America – The Winter Soldier marque non seulement la cassure dans cette mode mais aussi la semi-création et le renouveau du genre super-héroïque au cinéma.

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Ce scénario. Ah ce scénario !

Il faut en premier lieu savoir que le film est assez spécial en son genre, non seulement il est encré d’une façon vraiment intelligente à l’univers Marvel, mais trouve aussi sa propre voie à travers des éléments socio/géopolitiques d’actualité. Bien évidemment il n y a pas de quoi en créer des débats, et vu le parti pris grand public du long métrage, on ne pouvait pas faire mieux. Néanmoins, et aussi peu nombreux soient-ils, ces éléments apportent plus de cohérence et de consistance à un scénario qui n’en manque pourtant pas, le post-11/09, apparenté à la bataille de New York (Avengers) ici, se trouve être l’élément déclencheur de l’intrigue d’une certaine façon.

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L’intrigue est l’une des grandes forces du film de Joe et Anthony Russo. Après un Iron-Man 3 et un Thor – The Dark World jouissifs, sans plus, l’arrivée de complots, d’espionnage, de trahisons et de récit tortueux est la bienvenue. Et bien que certaines révélations étaient prévisibles, étant donné le support depuis lequel le film est adapté, The Winter Soldier ne manque pas pour autant d’apporter de très bonnes surprises et des rebondissements grandioses.

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Au final, le scénario est maîtrisé de bout en bout et pousse parfois à réfléchir sur le monde d’aujourd’hui, avec des enjeux d’une ampleur non seulement très importante mais aussi très réaliste sur les bords.

Et sinon, ça Boom Boom un peu?

"Marvel's Captain America: The Winter Soldier" Winter Soldier (Sebastian Stan) Ph: Zade Rosenthal © 2014 Marvel.  All Rights Reserved.

Il n’y a bien évidemment rien a redire sur ce point, Marvel Studios s’étant imposé depuis quelques années dans un domaine visuel des plus aboutis ces dernières années, donnant lieu à des scènes d’action frôlant la perfection. Mais ce n’est pas tout, les chorégraphies durant les combats sont d’une intensité et d’une maitrise rarement vue. Que ce soit le premier combat sur le Lemurian Star, ou bien les combats avec le Winter Soldier, Chris Evans, Sebastian Stan, les cascadeurs et tout le reste du casting se sont surpassés. Le réalisme est au rendez-vous et Captain America n’aura jamais été aussi puissant.

Et ça, c’est une nouveauté. En effet, jusque là nous n’avions jamais eu de réelles preuves de la puissance du boyscout habillé en drapeau. Ici, il donne un coup et on voit que ça fait mal, c’est brutal, puissant, musclé et ça fait rudement plaisir de voir le personnage sortir de son cocon de gentil patriote. D’autant plus que l’acteur a pratiquement réalisé toutes ses cascades et que les images de synthèse sont très peu présentes.

Si Batman n’apparaît pas, le film n’en vaut pas la peine.

Steve Rogers, Captain America, Chris Evans. Un seul homme, l’homme du film. Perdu au 21ème siècle après une congélation de 70 ans, le super soldat, sans trouver sa voie ni sa place dans ce monde, reste fidèle à sa personne en essayant au mieux d’aider jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il est peut être au service des mauvaises personnes. Le scénario, tout en se suffisant à lui même, est d’un brio incroyable puisqu’il est aussi utile à l’évolution du personnage, sa prise de conscience quant aux changements apportés au monde, changements qui finissent par déteindre sur lui. L’adaptation n’est pas aussi rapide qu’elle n’en a l’air dans Avengers. Chris Evans joue à la perfection cet homme hors du temps et même s’il risque d’abandonner son rôle dans les prochaines années, il nous aura servi l’une de ses plus belles prestations.

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Contrairement à une Scarlett Johannsson qui semble donner une nouvelle dimension à son personnage de film en film. Le reste du casting est correct, voire très bon, entre Sharon Carter, Maria Hill, chacun a son moment, chacun a sa minute de gloire et personne n’est laissée de côté. Robert Redford se démarque pour une fois avec un rôle assez original et drôle et Samuel L. Jackson a droit à l’une des meilleurs scènes de poursuite en voiture de ces dernières années, en plus d’une très belle référence à son rôle dans Pulp Fiction à un moment du film. Oh et que dire de Anthony Mackie dans le rôle de Sam Wilson, le premier ami de Steve Rogers, le personnage le plus attachant et le plus humain du film qui apporte une certaine légèreté au sérieux ambiant.

Voir le film c’est bien. Faire le lien avec les autres, c’est mieux.

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