Cesare deve morire, Ours d’Or de la 62e Berlinale

21/02/2012, 0 h 10 min Partages0
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La cérémonie de clôture du festival avait lieu avant-hier, et se terminait avec la reprojection au public de Cesare deve morire (César doit mourir), des frères Taviani.

Paolo et Vittorio Taviani se sont vus remettre l’Ours d’Or du meilleur film des mains de Mike Leigh qui présidait le jury cette année.

César doit mourir raconte la manière dont les détenus d’une prison de haute sécurité dans la région de Rome montent la célèbre pièce de Shakespeare: Jules César. Fait intéressant: les comédiens sont tous de réels détenus (membres de la mafia) qui avaient dès le début du casting la possibilité de se choisir une identité fictive, de s’inventer un nom. « Mais ils ont tous refusé », précisera  Paolo Taviani. Qui continue dans un entretien diffusé dans Square: « ‘Non, on préfère donner notre nom et celui de notre père’ et ils nous ont expliqué: ‘ce film sera diffusé en Italie et dans le monde entier, et ceux qui nous ont oubliés se souviendront de nous. Se souviendront que nous sommes là, au calme et que nous sommes en vie. Et gare à ceux qui nous oublieront!' ».

On notera la contestation de nombreux critiques, qui jugèrent ce palmarès trop « consensuel », trop « prudent ». Les films primés « faibles » comparés à d’autres dans cette même sélection. Cette 62e édition de la Berlinale s’est voulue d’un ton socio-politique marqué. On le retrouve d’ailleurs dans la suite du palmarès.

Le film A Royal Affair, qui relate l’irruption des pensées politiques progressistes au Danemark du IVIIIe siècle, rafle deux prix: celui du meilleur acteur (Mikkel Boe Folsgaard) ainsi que celui du meilleur scénario (Rasmus Heisterberg).

Le prix du meilleur réalisateur revient quant à lui à l’allemand Christian Petzold, pour son film Barbara. Pretzold, qui n’en est pas à sa première participation primée, revient cette année avec une fiction qui nous plonge dans l’histoire d’une résistante au régime, en ex-Allemagne de l’est (RDA). Un Ours d’Argent mérité, surtout pour avoir réussi à revenir, sans ennuyer, sur un sujet souvent traité au cinéma. Le prix est d’autant plus symbolique que la cérémonie se passe à quelques centaines de mètres seulement de ce qui fut le « mur de Berlin ».

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