Coup de coeur: Guardians of the Galaxy

12/08/2014, 21 h 38 min Partages0
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L’un des paris les plus risqués de Marvel Studios depuis Avengers et Captain America – The First Avenger, en est à sa deuxième semaine d’exploitation aux USA et ses poches sont déjà remplies de 300 millions de dollars, de quoi rivaliser avec Transformers – Age of Extinction et atteindre le milliard en fin de vie, alors qu’il n’est même pas sorti dans le reste du monde.

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Le cours d’histoire intéressant:

Mais nous ne sommes pas là pour parler d’argent, nous sommes là pour parler d’un film attachant et surprenant, qui mêle les cultures et les genres. Mais avant d’en venir au sujet principal, un petit historique s’impose pour un film à la genèse passionnante. En effet, Guardians of the Galaxy est non seulement le 10ème long-métrage de Marvel Studios, mais aussi le projet le plus dangereux de cette machine de guerre lancée en 2008. Le pari était multiplié par mille avec le fait de lancer une nouvelle franchise, introduire tout un univers, créer une équipe et ses membres, mêler le tout au Marvel Cinematic Universe, mais surtout réussir un Space Opera dans les règles de l’art. Quand on sait que beaucoup avaient failli à cette tache (Green Lantern, John Carter), on comprend vite les enjeux.

Les balbutiements sur un film GotG se font entendre à l’automne 2010. Dès lors, les fans manifestent leur joie et la machine se met en marche tout doucement alors que Kevin Feige, directeur de Marvel Studios, fait face aux problèmes qu’engendrent le film en terme d’attente et de risques, et finit par opter pour l’option la plus audacieuse, celle de lancer officiellement le projet, car en ne prenant pas de risques, il risquait davantage. Cest sur les épaules de James Gunn (Super) que repose entièrement le film, et le monsieur s’en sort comme un maestro.

Quelques mois après, 170 millions de dollars de budget et une campagne promotionnelle monstrueuse, un film inattendu et incroyablement rafraîchissant dans le genre, est né.

Du beau monde derrière une belle création:

Si à la vision de la première bande-annonce, on s’attend à apprécier le film seulement pour Rocket ou Groot, on se rend compte au final que l’attrait émotionnel envers la palette de personnages s’étend bien plus loin que cela. Hormis quelques petits rôles appétissants mais sans plus, tels le Collectionneur ou Thanos, le reste est exploité de bout en bout, que ce soit l’équipe de loosers à laquelle on a affaire (ce qui était prévu), ou bien les personnages secondaires qui s’ajoutent à chaque moment de l’histoire sans pour autant l’étouffer et qui ont, dans le dernier acte du film, chacun leur importance quant à la construction du building qu’est le combat final.

Mais bien évidemment, les Gardiens ne sont pas en reste. Le film va même jusqu’à tout miser sur eux, tout en accordant du temps au reste des personnages et de l’intrigue. Ce sont les stars du film, et on le sent. La rencontre entre les membres de l’équipe se fait naturellement et avec beaucoup d’ingéniosité dans une séquence très amusante et rythmée pour aboutir à leur union face à un danger commun et surtout, beaucoup trop grand pour eux. Comme dans Avengers, et il fallait s’y attendre, l’entente totale n’arrive qu’à la fin du film, et c’était prévisible puisque nous avons là une bande de hors-la-loi. Et c’est là le gros point fort du film, le scénario n’hésite pas à nous montrer à quel point ces personnages sont sournois, voire mauvais par moments. Mais malgré tout, on ne peut s’empêcher d’adorer le colérique Rocket Racoon, le naïf Groot, le tendre Drax, la jolie Gamora mais surtout, l’imparfait humain, Peter Quill.

Car c’est le seul être humain de l’équipe, cet élément représentait une occasion en or pour mettre en avant un humour imparfait et tordu qui prend même des airs sarcastiques la plupart du temps. Peter Quill, alias Star-lord, est le lien entre le spectateur et cette équipe hétéroclite et cet autre univers, qu’on prend du plaisir à découvrir au cours du film.

Marvel Cosmic Universe:

Attention ! la partie suivante peut présenter quelques spoilers sur l’intrigue du film

Nous n’avions pas spécialement apprécié le film pour son scénario stéréotypé ou bien ses acteurs délicieux, mais surtout pour l’approfondissement d’éléments introduits dans d’autres films Marvel. Dans Captain America – The First Avenger et Avengers, le cube cosmique était introduit, dans Thor – The Dark World, l’Aether à son tour faisait son apparition. Dans Guardians of the Galaxy, on nous explique que ces deux éléments, en plus de l’orbe introduite dans le film, sont trois des six pierres de l’infini. Dans les comics, les pierres de l’infini ne sont rien d’autres que des pierres aux couleurs et aux capacités différentes. Ces six pierres de l’infini sont convoitées par Thanos, le titan fou introduit dans la scène post-générique d’Avengers, qui fait d’ailleurs une petite apparition dans le film, interprété par Josh Brolin.

Ce boost scénaristique est d’une importance primordiale pour la suite des événements censés se produire dans Avengers 3, dans lequel Thanos devrait lancer l’offensive contre les terriens. Mais ce n’est pas tout, la mythologie Marvel et surtout son univers cosmique fait un bond en avant grâce au Nova Corps, aux factions de guerriers, aux Célestes, à la galaxie en général. Des éléments qui font non seulement de Marvel un leader dans la gestion d’un aussi grand univers, mais la met dans une situation délicate dans le cas où cet univers ne serait pas assez bien géré à l’avenir. Et quand on sait que Guardians 2 et Doctor Strange sont déjà prévus pour les prochaines années, on peut espérer que l’intrigue globale du Marvel Cinematic Universe est entre de bonnes mains, puisqu’il manque encore deux pierres de l’infini.

Malgré toutes les contraintes du monde face au film, ce dernier s’en sort bien, tout s’emboîte parfaitement, que ce soit les planètes, les personnages, les factions… etc. Nous n’aurions pas pu rêver d’une meilleure entrée en matière.

En vrac, ce qu’il reste à dire:

– Si vous connaissez déjà l’équipe via les comics, vous ne serez que plus surpris de les voir en action. Si vous ne les connaissez pas, ce sera l’occasion rêvée de découvrir cette bande de loosers.

– La musique mérite tout un article tant l’originalité et la folie est au rendez-vous. De Blue Swede à David Bowie en passant par The Runaways ou bien 10CC, la playlist répartie dans des scènes aussi folles que les morceaux choisis colle à l’ambiance et le nouveau genre du film, un genre déjanté et second degré, tout en étant sérieux.

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