Critique littéraire : Bilbo le Hobbit – J.R.R Tolkien

11/02/2014, 19 h 50 min Partages0
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Coup-de-coeur-630x0Qui est passé à côté du phénomène « Le Seigneur des Anneaux » ? Rares seront les spécimens à lever la main, et pour cause : Livres et adaptations cinématographiques ont suscité un engouement planétaire, surtout après la trilogie épique réalisée par Peter Jackson, qui a su attirer l’attention de tous sur la Terre du Milieu. C’est dans ce climat très favorable que l’histoire précédant celle de Frodo Baggins (The Hobbit) a été remise sur le devant de la scène, d’abord à travers des rééditions libraires, puis sur le grand écran, toujours de la main de maître de P. Jackson.

Ici, nous nous intéresserons au roman fantastique original de John Ronald Reuel Tolkien, initialement paru en 1937 à Londres, aux éditions George Allen & Unwin dans la catégorie lectures pour enfants. On verra très vite que si les liens avec sa suite (The Lord of The Ring) sont aussi nombreux qu’évidents, l’auteur avait pris une tout autre tournure pour son premier ouvrage, loin de la maturité ténébreuse qui nous servira par la suite.

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Bilbo, fils de Bungo Baggins et de Belladone Took

La couverture originale
La couverture originale

The Hobbit (ou Bilbo The Hobbit selon les éditions) est donc le premier récit publié par J.R.R Tolkien. Dans son coin, l’homme travaillait depuis quelques années sur l’univers de la Terre du milieu et sa géographie, et The Hobbit a été le premier à en faire usage officiellement. Pour autant, aucune suite scénaristique n’était prévue à ce moment-là, le livre se suffisait entièrement à lui-même.

Ce dernier point évoqué est d’une importance cruciale pour la suite de cette critique, car il expliquera la plupart des points déceptifs qu’on pourrait lui reprocher. De ce fait, il est primordial de garder à l’esprit que The Hobbit était à l’origine un conte fantastique unique; qui s’inspire de mythes et de contes de fée, à destinations des plus jeunes. Une fois intégrée cette information, on pourra parler de l’œuvre en elle-même, en toute connaissance de cause.

« Dans un trou, vivait un hobbit »

Telle est la première phrase écrite pour ce conte fantastique, et ainsi a-t-elle demeuré jusqu’au bout, ouvrant le premier chapitre des dix-neuf que compte le livre. L’auteur nous raconte l’histoire de Bilbo Baggins, un hobbit (une race d’humain de petite taille) qui vit paisiblement dans son trou (ainsi se nomme son habitation) sous la Colline, région de l’ouest du monde des terres sauvages.

Si un Hobbit est de nature pas très aventureuse, une conjoncture inattendue poussera Bilbo à aller au-delà de ses limites pré-supposées, s’embarquant dans une chasse au trésor périlleuse, en compagnie de treize nains gaillards et d’un sage magicien, Gandalf. Malgré sa réticence première toute compréhensible au gré de ce qu’il est, il finit par adhérer au périple qui conduira la troupe à traverser divers dangers, constitués de trolls, de vils gobelins, de wargs, de créatures des ténèbres, et surtout, le point culminant du récit, de Smaug, le reluisant et féroce dragon qui garde le précieux trésor dans son antre, autrefois palais des nains justement.

Vous savez maintenant quel sera le fil rouge de l’histoire. Une quête qui vise à reconquérir à la fois le trésor et le palais qui revient aux nains par descendance, Bilbo étant uniquement recruté sous les conseils de Gandalf, pour ses qualités insoupçonnées de cambrioleurs hors-pair. Je n’en dirai pas davantage sur l’histoire, au risque de trop en dévoiler et de gâcher votre curiosité.

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