Critique Ludique : Grand Theft Auto V – 360

22/09/2013, 18 h 24 min Partages0
Temps de lecture estimé 8 minutes et 24 secondes

Alors que GTA IV laissait un goût amer après le délicieux GTA San Andreas, le nouveau titre de Rockstar Games était attendu au tournant, et force est de constater que le contrat est respecté et que le titre se présente à nous comme le hit d’une génération.

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Quand c’est beau c’est bien, mais quand c’est super beau c’est encore mieux :

Commençons par l’aspect qui se fait le plus rapidement remarquer, les graphismes. Dès les premières minutes aux manettes, le niveau de détails et de réalisme nous bluffe. Des environnements criants de vérité, des personnages aux expressions presque réelles, une profondeur de champs inouïe. Rockstar prennent d’ailleurs un malin plaisir à montrer le travail colossal accompli à travers ses missions. Et vu l’immensité de la carte du jeu, des applaudissements sont de mise. Néanmoins, il arrive qu’on soit confrontés à quelques bugs de collisions ou à des affichages tardifs pas très méchants mais qui font tout de même mouche.

A noter que la météo change et avec elle la conduite et les déplacements des héros, d’autant plus que certains changements de temps interpellent comme les orages qui sont aussi bruyants et aussi effrayants qu’en réalité, bref c’est du tonnerre.

À trois c’est mieux :

Nouveauté dans un GTA, la possibilité d’incarner trois personnages à la fois, un aspect teasé depuis l’annonce du jeu et qui apporte un lot de satisfaction malgré quelques défauts. En effet, dans le jeu on incarne Michael, Trevor et Franklin… Trois personnages très différents l’un de l’autre qui vont se réunir à plusieurs moments pour organiser braquages, casses et autres coups mafieux. Mais c’est surtout le dynamisme et la fluidité qui se dégagent du changement de personnages lors des missions (tantôt scripté tantôt manuel) qui nous interpellent, il est possible par exemple de passer de conducteur à tireur durant une course poursuite ou bien de chercher une cible avec un fusil de précision sans savoir à quoi elle ressemble, tandis qu’on s’occupe –avec un autre personnage- de torturer un individu susceptible de nous informer sur le physique de la cible.

Néanmoins cette nouveauté peut parfois causer du tort notamment au niveau des chargements pour switcher de personnage qui durent entre 15 et 20 secondes, c’est barbant, lent, mais pas si méchant. Lorsqu’on change de personnage, on ne le trouve jamais debout quelque part à ne rien faire mais bien occupé à faire du sport, se disputer avec de la famille ou des amis ou bien abandonné sur une île déserte avec la gueule de bois et un slip blanc. Le gros hic étant le choix entre les trois qui s’avère très rare en dehors des missions, puisqu’on s’oublie souvent à jouer qu’avec un seul personnage… Trevor en l’occurrence.

En effet, Trevor est LE personnage de ce GTA V, maniaque, psychopathe, psychotique, schizophrène… Un personnage caricaturé au maximum par les soins de Rockstar qui s’amuse comme des fous avec les personnages du jeu, et ce, en faisant abstraction de toute censure puisque tout y passe: Sexe, drogue, politique… Les discussions qu’on peut suivre sont souvent crues quand il s’agit de sexe, mais remontent le niveau en dénonçant des vérités politiques autrement impossible à vulgariser.

A noter aussi que chacun des trois personnages a ses propres compétences (Endurance, Force, Tir, Conduite…), et chacun d’eux a une capacité spéciale qui se présente comme une sorte de bullet time dans les trois cas : Michael l’active pendant les gunfights pour être plus rapide, Trevor pour causer plus de dégâts de feu et être plus endurant et Franklin pendant qu’il conduit, la capacité lui permettant de zigzaguer entre les voitures. Mais si ces capacités peuvent se montrer utiles, elles sont facilement dispensables et on les oublie souvent.

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