Thor – The Dark World: La critique

03/11/2013, 20 h 12 min Partages0
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Après un Thor satisfaisant et un Avengers explosif, le fils d’Odin revient dans sa troisième apparition cinématographique avec Thor – The Dark World. Ce film remplit-il son contrat ? Est-il à la hauteur des espérances ? Réponse dans cette critique contenant des spoilers minimes.

thor the dark world poster

Comme dans tous les films mettant en scène des super héros, tout commence avec la naissance d’un nouveau mal, une menace toujours plus terrible que celles déjà amorcées, qui met en danger l’ordre naturel des choses. C’est dans cette logique que se profile l’avènement d’un vieil ennemi d’Asgard, Malekith,  qui sera l’antagoniste de notre super héros du jour : Thor.

Si Malekith est à mettre hors d’état de nuire, c’est parce qu’il convoite une ressource ancestrale qui confère une puissance sans limite. Déjà, par le passé, il était à deux doigts de mettre la main dessus, mais son plan avait été contre-carré par le père du père de toute chose, le vieux d’Odin donc, le plongeant lui, et son peuple fort réduit, dans un profond sommeil. Le puissant artefact été profondément caché par la suite, à défaut d’être détruit puisqu’il se trouve être invulnérable.

Malekith
Malekith, vilain du film

Évidemment, la situation est bien  trop simple, il manque un gros élément perturbateur, du piment qui donne du fil à retordre à nos protagonistes, en l’occurrence la découverte du pouvoir par Jane Foster, scientifique, amie et aimée de Thor, qui malgré elle, réveille Malekith et ses semblables. C’est alors que l’ombre de la vengeance plane sur Asgard, au moment où Thor est en plein questionnement sur sa prise du trône à la succession de son père Odin et que Loki, son frère d’adoption, croupit en prison.

Autant le dire tout de suite, le scénario n’est ni à retenir, ni à décrier. Il pose les bases dès la séquence d’introduction puis les développe juste assez pour fournir un rythme soutenu à l’épopée qui ne souffre pas de baisse de régime significative. Thor – The Dark World va à l’essentiel la plupart du temps, mais de cette pratique découle une fâcheuse tendance à survoler ce qu’on nous montre, si bien que certains personnages, pourtant pas si figuratifs que ça, sonnent creux et ne servent qu’à combler le script de manière logique.

On pense notamment au docteur Eric Selvig peu/mal exploité, au stagiaire bouche-trou par excellence, à Jane Foster qui essaie d’être plus que le simple amour de Thor en agissant de son côté, à Malekith et son peuple qui n’ont aucun charisme, ni dans leur design, ni dans leur jeu d’acteur ou quoi que ce soit d’autre. Seul Darcy Lewis et les Asgardiens rendent bien, surtout Loki, dont le personnage et principalement le jeu d’acteur de Tom Hiddleston noient Thor qui, faute de script mal géré, agit stupidement ou sans cohérence. La relation entre le deux faux-frères reste quant à elle vraiment intéressante, tout comme celle entre Thor et Odin, contrairement au duo Thor/Jane et au trio Darcy/Stagiaire/Professeur.

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