Deadpool – La critique

14/03/2016, 17 h 38 min Partages22
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Longtemps attendue, l’arrivée de Deadpool au 7ème art a fait rêver nombre de fans du mercenaire parlant. L’absence de projection à Alger ne nous aura tout de même pas empêché de le voir afin de vous livrer notre avis sur le film.

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Le corps

deadpool-gallery-03-gallery-imageD’une façon générale, le budget plus que réduit du film (60 millions de $) se fait ressentir à travers plusieurs aspects du métrage, que ce soit du côté des acteurs de seconde zone ou tout simplement les effets visuels. Mais c’est principalement le nombre de décors dans le film qui dérange. En tout, nous n’avons droit qu’à quelques emplacements fixes utilisés par la production, ça ne gêne pas réellement le visionnage mais se laisse facilement remarquer.

La production a en effet misé sur deux grosses scènes d’action pour justifier le statut de blockbuster du film, le manque de diversité visuelle devient d’ailleurs plus ou moins justifié puisque l’une des deux scènes s’étale sur pratiquement tout le film à travers flashbacks entre-coupants. La pâte du réalisateur Tim Miller ne se fait pas sentir plus que ça mis à part durant les scènes vraiment rythmées, le monsieur ayant participé à la création de nombre de cinématiques de jeux vidéo.

Quant à la musique du film par Junkie XL disons le : une déception. Aucune identité n’est donnée au film à travers la partition sonore. Heureusement que les morceaux mis en avant durant la promotion sont là pour rehausser le niveau.

L’âme

c-est-beau-l-amourRyan Reynolds, Wade Wilson, Deadpool. Un seul homme, captivant et complètement malade. Si l’essence du personnage est respectée jusqu’à la moelle, on dénotera tout de même une légère baisse de niveau de folie durant les moments où le mercenaire n’est pas masqué, comme si la présence de l’acteur à l’écran devait impérativement faire travailler son jeu à travers émotions et amourettes pas toujours utiles. Amourettes qui gâchent d’ailleurs le personnage, qu’on imagine mal aimer quelqu’un d’autre que la Mort elle-même. Le reste du casting remplit sa part du marché comme ils le peuvent, Morena Baccarin toujours adorable, T.J Miller en grand habituel débile, et Ed Skrein plutôt effacé.  Tandis que les mutants présents dans le film (Colossus et Negasonic Teenage Warhead) font office de faire valoir plus qu’autre chose.

Comme spécifié plus haut, Deadpool est Deadpool ! Le personnage est le même que dans les comic books, son plus grand attrait (casser le 4ème mur) est d’ailleurs très présent mais ne justifie pas toujours la folie et l’humour si spécial du personnage et c’est tant mieux : un trop plein de blagues sur le fait qu’il soit un personnage de fiction aurait été exagéré. Néanmoins la production profite de cet aspect du personnage avec parcimonie et ne le fait travailler que quand il le faut, et subtilement qui plus est.

Le scénario de son côté? Mieux vaut ne pas en parler, il n y a pas de réelles surprises et ça reste dans la deadpool-DMC_2670_v068_matte.1045_rgb.0.0lignée de ce qui se fait habituellement avec les origin story super héroïques. Servi par un humour jamais recommandable, la production s’est fait plaisir à respecter la limitation d’âge du long métrage (Interdit aux moins de 17 ans) et en fait carrément l’élément principal du film qui arrive à le rythmer dans les moments les plus plats.

Conclusion

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Pour résumer, le film aurait réellement été une daube sans l’intervention de Deadpool, mais surtout Ryan Reynolds, dévoué comme jamais à son rôle, qui arrive à donner un sens au film. Le scénario bancal, les décors pauvres compensés par de bons effets spéciaux n’en font pas une très bonne expérience visuelle. Heureusement, l’humour du personnage est à lui seul l’argument principal pour le film.

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