Django Unchained: La critique

28/01/2013, 19 h 14 min Partages0
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Fort d’une renommée mondiale, Quentin Tarantino (Pulp Fiction, Kill Bill) s’était plutôt fait discret ces dernières années et nombre de ses fans s’accordaient pour dire qu’aucun de ses films n’atteindra jamais le succès de Pulp Fiction en 1994… Nombre de ses fans n’avaient pas encore vu Django Unchained.

Source : MTV
Source : MTV

L’histoire prend place en 1858 une époque marquée par le racisme et l’esclavagisme, époque que Tarantino va presser telle un fruit pour en tirer tout le jus tout comme il l’a fait avec la seconde guerre mondiale pour Inglorious Basterds. Qu’on se le dise, ce que raconte Tarantino dans son film n’est pas beau à voir, tout au long des 2h45 qui forment l’histoire, la vision de ces noirs mis à mal à coups de fouets et de tortures diverses et variées ne fait que renforcer l’idée que l’homme dans son appât du pouvoir était (est) radicalement loin de s’améliorer, heureusement pour le spectateur et pour cette critique, cet aspect philosophique de l’histoire n’est que mineur.

Avec son dernier film, Tarantino a mieux fait tout en conservant les bases de son art: ses dialogues plus longuets, sans intérêts et amusants les uns que les autres, ses gestes de caméras et surtout ses personnages toujours plus caricaturaux et ce,  notamment, grâce à ses acteurs:

Jamie Foxx rentre dans son rôle tel un pied dans sa botte et nous pousse à nous demander pourquoi Tarantino ne l’avait jamais engagé pour l’un de ses précédents films tant son regard sérieux, son sourire (rare) et ses paroles correspondent tant au style du réalisateur, d’autant plus que l’acteur signe une interprétation courageuse, plutôt intelligente et incroyablement émouvante.

Christoph Waltz revient pour la deuxième fois sous les « ordres » de Tarantino après son incroyable prestation dans Inglorious Basters qui lui avait valu nombre de récompenses, le mélange de grâce de malice et de vivacité intello qu’il donne à son personnage font de lui la cerise sur le gros gateau que représente le long métrage, ce qui ne minimise nullement son rôle.

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