Et le cinéma super héroïque régna (Partie 2)

03/09/2014, 15 h 50 min Partages0
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Dans la première partie de cette article, une introduction complète sur le super héros au cinéma a été faite. Ici, le Super héros au cinéma dévoilera une autre face puisqu’il ne se résume pas qu’à de la baston et de la 3D à profusion, il s’agit aussi d’un sujet à traiter, dont la complexité va bien plus loin que ce qu’il n’y parait, on parle dans ce cas de « genre », mais pas que.

L’importance du genre

En premier lieu, les super héros ont toujours été le moyen médiatique pour redonner espoir au peuple américain, avec ses valeurs et son patriotisme constants, les comics ont vu monter leur valeur durant deux périodes déterminantes pour les USA, la Seconde Guerre Mondiale et la Guerre Froide. Pour rester dans l’ère du temps, l’essor du genre au 7ème art correspond à une autre crise de la société américaine: Les attentats du 11 septembre 2001 et l’entrée dans le réel avec l’imaginaire et le cauchemar comme outils, un traumatisme qui a vu naître le genre super héroïque et qui lui a donné plus de sens, et si ça ne plaît pas à certains, il faut se rappeler que les super héros ont toujours été et sont l’image parfaite de la domination mainstream du pro-américanisme. Ce caractère a d’ailleurs induit le rejet de ces films par d’autres sociétés, un élément qui finit par changer au fil des années toutefois, suite au succès planétaire et l’apparition de la complexité et de la richesse du genre.

Le terme « genre » n’est d’ailleurs pas officiellement attribué puisqu’on parle du « genre super héroïque » à défaut de trouver un terme adéquat. Toutefois le besoin de l’homme de croire en quelque chose dépasse la simplicité de l’esprit qui devrait accepter le mal qui l’entoure. Il devient donc « normal » d’utiliser l’imaginaire pour se sortir de situations contraignantes puisque le genre bénéficie d’une forte puissance allégorique. Depuis ses débuts, il brode sur une réalité sociale et politique qui est celle de son lectorat. Et dans une société qui a perdu le sens du sacré, ces personnages représentent une manne pour l’imagination. Tout comme la littérature apocalyptique s’inspire de la peur religieuse de la fin du monde et s’appuie sur les mêmes ressorts psychologiques, le genre des super-héros, qui porte sur le salut, profite de l’attraction naturelle de l’homme pour ce qui le sauve pour promouvoir un genre de fictions.

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