Critique Cinéma: Rush

18/01/2014, 19 h 38 min Partages0
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Un modeste film de course prenant des allures de blockbuster? C’est possible quand on réunit le monde de la Formule 1 des années 70 et un grand réalisateur, Ron Howard (The Da Vinci Code) en l’occurrence, en plus d’un casting fabuleux. Toutefois Rush n’est pas exempt de défauts comme vous allez le voir.

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Attention, avec Rush, vous serez face à un film gracieux, maitrisé (quoique) et abouti, mais comme vous pourrez le remarquer lors du visionnage du film, les débuts sont un peu difficiles pour le spectateur qui se sentira quelque peu perdu dans cet univers de bolides et de testostérone mobile surtout pour les néophytes dans le domaine. Et Ron Howard n’y va pas simplement, la narration peut paraitre décousue quelques fois surtout que le film nous prend d’assaut avec une entrée en matière assez rapide, on ne sait pas ce qui se passe ! Fort heureusement, après 30 minutes passées, notre esprit commence à ordonner le tout et ça devient plus clair, mieux, ça relève du chef d’œuvre. Alors qu’on s’attendait à un film à 50 courses, on se retrouve avec quelque chose de plus modeste, une narration se centrant principalement sur les personnages principaux qui sont d’une richesse et d’une interprétation magistrale. Pour en finir avec les généralités, abordons la question des courses qui est très importante dans ce genre de films. Et même si ce n’est pas l’attrait principal quand on voit le film, ce qui peut en décevoir certains, il faut avouer que les quelques passages en piste sont impressionnants, répétitifs certes, mais d’une brutalité et d’une intensité incroyable.

Passons maintenant au plus important, les personnages et surtout la rivalité entre les deux principaux, James Hunt et Niki rush-film-2013-10-10998464eqwnhLauda, interprétés respectivement par Chris Hemsworth et Daniel Brühl. Et si on n’aura pas à revenir encore une fois sur le jeu d’acteur de ces derniers qui mélange naturel, tragédie et énergie avec perfection, l’on se concentrera surtout sur la relation qu’ils entretiennent. Dès le début du film, et en compagnie de la voix off de Daniel Brühl, on comprend qu’il y a de la tension entre les deux pilotes. Mais il est intéressant de voir cette relation évoluer en quelque chose de nouveau, une sorte d’entente timide qui poussera les deux « amis » dans une rivalité respectueuse même si dangereuse. Rivalité touchante, c’est surement la meilleure façon de définir le tout, au risque de réutiliser le mot « rivalité » encore une fois. Le film joue en fait entre les deux, en passant d’une narration centré sur l’un à une narration centrée sur l’autre, c’est déconcertant au début mais ça passe réellement bien puisqu’on s’attache à un personnage durant la partie qui lui est consacrée et déteste l’autre et inversement. En plus de développer notre sympathie pour les deux à tour de rôle, cette technique permet principalement de cerner comme jamais leur relation.

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