Hommage à Cheikh El Hasnaoui

06/07/2012, 13 h 49 min Partages0
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Il est des hommes que l’on n’oublie pas ou que l’on n’a pas le droit d’oublier,  parmi eux Cheikh El Hasnaoui, le grand maître de la chanson châabi Kabyle.

Dix ans déjà qu’il s’est éteint…
Né Mohamed Khelouati en 1910 à Taâzibt dans l’arch Ihassenaouen à Tizi-Ouzou « d’où son nom de scène ». Jeune et orphelin, il part à Alger où il côtoie le grand « L’Hadj M’hamed El-Ânka ». Sa première chanson fut « A yema yema » composée à Alger en 1936. Un an après, il quitte l’Algérie pour s’exiler en France à Paris, dans le 15ème.
Il produit 44 œuvres, 29 en kabyle et 17 en arabe Algérien, toutes à succès et toujours d’actualité; chantant des textes évoquant la douleur sentimentale et principalement l’exil qui marquera un nombre important de ses chansons. Et qui dit Cheikh El Hasnaoui dit La maison blanche mais aussi Fadhma, Inas mad yas, Ruh abu tabbani, El-ghorva, Am d’huh, athihdayine, Ma tebhid iyinek bghigh, A yath oukel averkane, Ma tevghit enrouh, Bnat essehba, Ya noudjoum ellil ….

Cet artiste discret, nous laissera sans réponse pour la légende de Fadhma qui d’après certains serait la source de son exil après le refus de son père de lui donner sa main. Nul ne peut affirmer cela car il emportera ce secret avec lui et nous laisse ramer dans la mer du doute, accompagnés de sa voix empreinte de déchirement, de chagrin et de séparation.

Cheikh El Hasnaoui nous quitte le 6 juillet 2002 à l’île de la Réunion où il est enterré, nous laissant un répertoire riche et unique en son genre qui fera partie du capital culturel Algérien.

Nombreux sont ceux qui s’inspireront de son œuvre mais il restera toujours la mine inépuisable, inoubliable.

Quelques apparitions de Cheikh El Hasnaoui :
On peut entendre Cheikh El Hasnaoui dans cet entretien de  » Hamid Radio Paris » datant des années 60, faisant suite à une rumeur de sa disparition:

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