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Huis Clos à Alger 2 ce mardi : L’interview

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On l’annonçait la semaine dernière, voilà un petit rappel pour ceux qui l’auraient loupé: mardi, c’est rendez-vous théâtre à l’auditorium de l’université d’Alger 2 (Bouzaréah) à partir de 13h30.

Pour nous en parler, Ibtissem Hattali alias Inès dans cette pièce de Jean Paul Sartre.

• Bonjour Ibtissem, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs?
• Bonjour! C’est Ibtissem Hattali, 21 ans. Étudiante en 4ème année littérature et langue française.

• J’ai un peu honte de le dire, mais je ne connaissais pas cette pièce. Comment pourrais tu la présenter à un profane ?

• On ne peut tout connaître ! C’est une pièce de théâtre de J.Paul Sartre, écrite en 1943 et mise en scène pour la première fois en 1944. Il y a un seul acte et 5 scènes. Le thème noyau de la pièce est l’existentialisme. Les trois protagonistes sont confrontés à leur actes et non actes. Dans un enfer peu commun , les trois personnages découvrent peu à peu qu’ils sont en enfer et essayent de savoir les raisons qu’ils les ont amené ici . Par quel acte ? Quelle action . » Ne nous sommes rien d’autres que nos actes « . Et comment les autres nous perçoivent , d’où cette célèbre phrase de J. Paul Sartre ( qui lui a valu les plus hautes accusations ) : L’enfer c’est les autres.

• Cela a dû être une expérience très spéciale de donner vie à ces personnages, peux-tu nous en parler ?
• Oui, ça n’a pas été facile. Notre troupe de théâtre sort à peine de son berceau. Il a fallu avant tout s’approfondir, lire et se documenter sur l’existentialisme sartrien. Mettre mes camarades ( collègues sur scène ) à l’aise avec le texte. Pour cela, on a visionné l’adaptation cinématographique, les différentes représentations faites jusqu’à aujourd’hui, tout en essayant de garder une touche personnelle. Les personnages ne font plus qu’un avec les acteurs.

• Vous avez donc prévu combien de représentations ?
• Pour l’instant, une seule à l’université d’Alger 2. On ne nous a proposé aucune autre scène. Si on nous invite, on répondra présent avec grand plaisir.

• Ibtissem, que penses tu de la jeune scène algérienne de nos jours?
• Je ne suis pas assez proche, ni assez informée sur … Pour être franche : on en entend parler que lors de la tenue de festival . Mais je pense que la jeune scène a un potentiel énorme, si on lui donne les moyens , elle pourra éblouir plus d’un . Dans notre cas, nous avons financé notre projet seuls . Que ce soit pour l’affichage , les costumes ou autre.

• Justement, les jeunes talents rencontrent souvent des entraves à la concrétisation de leurs projets. Parle-nous un peu de ce qui a pu vous ralentir, ou a failli vous arrêter durant cette « aventure »
• On a pas eu la salle pour répéter assez facilement. Alors au début, on était obligé de faire des repets improvisées dans des salles de TD pour être chassés de la salle une demi heure après ! Heureusement que notre chef de département a débloqué la situation.

• L’art survit grâce à ses amis. Et puisqu’on y est, en plus de votre chef de département, quelles ont été les personnes et les choses qui vous ont encouragés à aller jusqu’au bout?
• Je tenais à ce projet , j’en ai parlé avec Melle Krim, elle m’a encouragé. On a fait par la suite un petit casting , les étudiants se sont pris au jeu. Une aventure très instructive, que ça soit sur le plan culturel ou humain. Des moments de partage, de complicité et de bonheur. On voulait que les étudiants s’investissent plus sur le campus universitaire dans différentes activités culturelles. Puisqu’on a pu le faire, on se dit que le flambeau est entre de bonnes mains.

• C’était un plaisir Ibtissem. Avant de finir, d’autres projets en tête?
• Oui , pourquoi pas une pièce du grand Kateb Yacine. Plaisir partagé Sabrine. J’espère te voir le jour J.