Interstellar – La critique (Sans spoilers)

28/03/2015, 15 h 21 min Partages0 interstellar-critique
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Nul besoin d’introduire le cinéaste derrière le film du jour (ou de la décennie vu le temps passé depuis la dernière critique), Christopher Nolan est une étoile en fusion et aux idées infinies, à partir de ce film, on peut déjà imaginer un avenir génial pour le jeune réalisateur qui nous livre ici l’une, si ce n’est l’œuvre la plus aboutie de sa filmographie déjà bien garnie.

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Scénario et réalisation

Pour donner le topo, Interstellar présente une variation ingénieuse et réaliste de l’apocalypse dans laquelle l’humanité est, et où certains recherchent une solution interne tandis que d’autres recherchent leur salut dans les étoiles.

Dans le film on s’intéressera bien évidemment à la deuxième catégorie, un voyage est entamé afin de sauver la race de l’homme, d’une façon (Plan A) ou d’une autre (Plan B). Bon ça, c’est fait, rentrons dans le vif du sujet, mais par où commencer? Le film traite de sujets innombrables: univers, temps, humanité, amour, et aussi divin que cela puisse paraître, Nolan arrive à concilier chaque élément de son intrigue et à donner son importance à chaque minuscule morceau du puzzle, ç’aurait pu devenir un défaut quand on se rend compte de l’importance des petits détails du début à la fin, mais il n’en est rien, le scénario est mené de main de maître et l’entremêlement entre les différentes parties de l’intrigue ne dérange nullement.

interstellar-matthew-mccon-christopher-nolan1Mais la force du scénario du frère Nolan, Jonathan, ne réside pas seulement dans sa lecture ou son traitement des personnages, c’est surtout l’ingéniosité qui découle de sa façon de jouer avec les connaissances sur la physique quantique et les lois de la relativité générale, les mettre au service de son histoire tout en leur donnant une importance tant dramatique qu’utile au format adapté. Les inspirations sont bien évidemment apparentes, de Kubrick (2001, l’Odyssée de l’Espace) à Tarkovski (Solaris),  mais ce n’est nullement un handicap pour le film qui trouve malgré tout sa voie et laisse sa propre empreinte à travers des éléments nouveaux, intelligents et, risquons notre crédibilité, révolutionnaires: si le film était arrivé avant les deux cités plus haut, beaucoup plus d’impact aurait été créé vu les idées et concepts abordés ici. Car Interstellar ne se suffit pas de lancer la machine et la laisser avancer en mode automatique, tout le long du film le sens du détail maladif de Nolan transparaît à partir des images.

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