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L’artiste du jour : Sallie Ford, une rock’n’rolla néo-vintage

Par / Le 20/12/2011, 22:12
Temps de lecture estimé 2 minutes et 17 secondes

Cette américaine au look Velma Dinkley, la voix imposante à la fois rock et jazzy qui nous rappelle l’âge d’or du juke-box et en digne héritière de Wanda Jackson et Bessie Smith, prend le micro et croque la scène à pleines dents avec son premier opus « Dirty radio ».

Native de Weaverville en Caroline du Nord, la petite Sallie fait ses études à domicile sous l’œil bien veillant de son père, le célèbre marionnettiste Hobey Ford. Son premier rapport avec la musique, à cette époque, se limitait aux cours de violon mais le coté « affreusement  compétitif » de la musique classique eut raison d’elle et poussa la fille à déchanter.

À 16 ans, elle poursuit des études de cinéma qu’elle finit par abandonner plus tard, pour s’inscrire à l’institut des arts plastiques de Portland (Oregon), c’est là que la rousse se découvre un talent de chanteuse grâce aux soirées « Open Mike » dans le bar où elle travaillait comme serveuse en parallèle à ses études.

Elle y fait la rencontre de ses actuels musiciens (Ford Tennis-batterie, Tyler Tornfelt-contrebasse, Jeffrey Munger-guitare), avec qui elle forme le groupe Sallie Ford & The Sound Outside.

Dirty Radio, son premier album sorti en automne dernier sous le label indépendant « Fargo Records » qui distribue Andrew Bird et Emily Loizeau entre autres, est un mélange d’influences country, soul et rock ‘n’ roll avec 11 tires qui varient entre des mélodies joyeusement rythmées et d’autres plus sombres et mélancoliques.

Les thèmes de ses chansons sont assez nuancés ; déboires sentimentaux, frustrations ou encore coups de colère se succèdent comme dans le premier « swingle » « I swear » où elle flingue les sélections musicales à la radio , qu’elle traite de « bullshit » ( When I turn on the radio/ It all sounds the same / What have these people done to music/ They just don’t care anymore….What is this robot sounding bullshit
They just don’t care anymore/ Why don’t we get rid of all of the people/ And we can sell our souls to the man ..)

Sallie Ford s’autoproclame chanteuse « outsidress», dénuée de toutes prétention intellectuelle, ne se prenant pas trop au sérieux, elle avoue même que ses influences musicales sont très limitées (lorsqu’elle elle ne cite pas Tom Waits ou Regina Spektor ).

Modestie ou pas, elle devra vite assumer son statut de nouvelle prodige des festivals européens, les underground ainsi que les plus « élitistes » des scènes indés. Sallie ford enchaînes les lives, après un passage très remarqué à aux dernières Transmusicales, celle-ci sera en tournée avec Hanni El Khatib aux prochaines « Nuits de l’Alligator » en février 2012.

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Rédacteur, photographe & mélomane. Il n'a pas choisi son nom, ne soyez donc pas offensés.

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