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Les comic books pour les nuls

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Comic books, ce terme est sans sens pour beaucoup de monde ; au pire, on peut penser à un livre retraçant la vie d’un Raymond Devos ou bien d’un Jamel Debbouze. Et pourtant, il désigne tout simplement la Bande Dessinée perçue par les Américains ; Pour eux, Tintin, Superman ou Naruto ne sont rien d’autre que des comic books.

Cependant, plus communément ce terme désigne les bande dessinées relatant des histoires de super-héros : ces êtres dotés de super pouvoirs, se trimbalant en collants et sauvant la veuve et l’orphelin.

Le premier personnage répondant à ces trois critères a été créé en 1938, il portait un slip, des bottes et une cape rouge, des collants bleus et son torse était affublé d’un grand « S » vous l’aurez deviné, il s’agit bien évidemment de Superman.

Imaginé par Jerry Siegel et dessiné par Joe Shuster, ce nouveau genre d’histoires n’avait pas manqué de plaire aux lecteurs ; DC comics avait réussi son coup, mais ne s’était pas arrêté là…

Un an plus tard, Batman est né de la plume de Bob Kane, voulant faire un alter-ego sombre et torturé de Superman, il lui supprima au passage un pouvoir ou deux. Beaucoup d’autres éditeurs avaient essayé de faire de même avec plus ou moins de succès, notamment Timely Comics (futur Marvel Comics) avec son Captain America créé en 1941.

À l’époque, les temps de guerre faisant rage, les histoires étaient plutôt orientées vers le nazisme et la manière dont les héros y faisaient face, engendrant ainsi un regain d’intérêt des lecteurs-Dans les années 50 avec la fin des conflits- le manque d’inspiration eut raison des scénaristes, et l’âge d’or des comic books tendait vers sa fin.

En 1961, Stan Lee est promu rédacteur en chef de Timely Comics, il apporte quelques changements majeurs notamment en rebaptisant la compagnie : Marvel Comics. The Big Man (tel qu’on le surnomme outre-Atlantique) créa par la suite The Fantastic Four, Spider-Man, Hulk, X-men et pleins d’autres encore.

Une nouvelle dimension est donnée aux super héros, se basant sur l’aspect psychologique des héros, de telle sorte à ce que les lecteurs s’identifient à eux.

Le succès est planétaire, les super-héros de Lee deviennent les super stars de l’époque. Depuis, les éditeurs continuent sur leur lancée en publiant de nouvelles histoires plus aux goûts des jeunes, tel l’univers Ultimate chez Marvel qui utilise les mêmes personnages dans un contexte plus contemporain.

L’attrait majeur des comic books réside essentiellement dans l’univers partagé (Il est bien courant que Superman partage des aventures avec Batman ou que Spider-Man rencontre Daredevil au moment où il fait traverser la route à une mémé). Ce qui donne lieu à de bons gros événements nommés « Crossovers » où tous les personnages (ou presque) se réunissent dans une même histoire.

Dans « Civil War », le gouvernement signe une loi obligeant les super-héros à se recenser et divulguer leurs identités secrètes créant ainsi deux partis dirigés par Iron Man pour l’un (pro-recensement) et Captain America pour l’autre (non-recensement) ce qui donne lieu à une bonne grosse baston au final.

Mais ce qui est surtout intéressant dans la lecture d’un comic book , c’est certainement le fait de suivre le personnage du moment où il obtient ses pouvoirs à la fabrication de son costume, en passant par les galères qu’il traverse pour garder son identité secrète car non, être un super héros ne veut pas dire se battre contre les super méchants 24h/24 , et non les comic books ne sont pas seulement un concentré d’action, surtout ces dernières années où les scénaristes atteignent un degré de perfection quasi insolent.