Logan – La critique

06/03/2017, 22 h 14 min Partages28
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Logan sonne le glas du dernier tour de piste pour Hugh Jackman dans un rôle qu’il a tenu pendant 17 ans et à cet effet il était logique, voire obligatoire, de rendre hommage à un personnage qui aura marqué de son empreinte le cinéma du 21ème siècle. James Mangold signe ici un cadeau fait aux fans de la première heure, des fans qui ont attendu longtemps avant de voir un Wolverine sauvage, violent et bestial.

Et la mission est accomplie avec brio. Le long métrage ne lésine pas sur les sachets d’hémoglobines pour définir sa personnalité graphique, certains crieront à l’exagération, d’autres saliveront devant une violence bienvenue qui redore le blason du mutant griffu. Nul doute qu’à l’heure où d’autres studios de production s’en tiennent à leur recette pour appâter leur public, la 20th Century Fox prend des risques et tente des expériences aussi farfelues les unes que les autres, d’abord Deadpool et maintenant Logan; mais on y reviendra.

Le film se définit avant tout par son titre. Logan. Pas l’animal, l’homme. Tout au long du récit, le personnage suit un cheminement logique vers une rédemption longtemps voulue, voulant se définir par sa condition d’homme et essayant tant bien que mal d’oublier les horreurs de son passé. Hugh Jackman réussit comme jamais à transmettre ces émotions dans des moments intimistes d’une intensité variable, sans jamais laisser de côté la bestialité du personnage qui est mise à rude épreuve. Quoi qu’il en soit, le monsieur gère son rôle plus que jamais et jongle entre les différentes facettes du personnages comme les têtes que ce dernier découpe. Tout comme une certaine Dafne Keen, cette fillette de douze ans à peine réussit à être aussi mignonne que dangereuse dans un rôle qui lui vaudra certainement un avenir radieux dans la saga.

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