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Mangas, esprit africain et diversité au programme du SILA

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La 18e édition du Salon International du livre d’Alger (SILA) ouvrira ses portes ce 31 octobre au Palais des Expositions (Safex). Avec plus de 900 éditeurs et de grands noms de la littérature présents, cette édition risque de connaitre un record d’affluence.

sila

Avec pour thème « ouvre-moi au monde » et s’étalant sur 10 jours, le SILA 2013 dévoile un programme diversifié qui devrait réunir beaucoup d’adeptes. Cela sera déjà le cas au premier jour avec la présence de Wassiny Laaredj et Mohamed Sari lors d’une séance dédiée à la traduction et ce, au niveau de l’hôtel Hilton, non loin de la Safex.

Le lendemain, 1er novembre, premier jour du week-end et jour férié en Algérie, verra une vague d’admirateurs se bousculer pour rencontrer un certain Yasmina Khadra, présent pour dédicacer son dernier livre « les anges meurent de nos blessures », à 15:30.

Trois espaces de débats et de conférences seront à retrouver tout au long du SILA au pavillon central du Palais des expositions, dont l’un est consacré à l’histoire, l’autre à la littérature, et le troisième, nommé Esprit Panaf, à l’Afrique. Ce dernier propose d’ailleurs un très riche programme de rencontres que vous pouvez retrouver plus bas.

Les représentations étrangères seront également de la partie, à l’image du Japon, à retrouver du coté du pavillon C1 de 10h à 20h. Le stand nippon invitera les visiteurs à découvrir la littérature japonaise ainsi que des mangas et des livres sur la culture japonaise., traduits en arabe, en français et en anglais.

Les éditeurs algériens ne sont pas en reste, avec la présence des plus importantes maisons d’éditions en Algérie, telles que Barzakh, Casbah Éditions, l’Anep, Chiheb éditions, Dalimen et bien d’autres, qui présenteront pour l’occasion les œuvres de leur rentrée littéraire.

Programme Esprit Panaf : L’Afrique parle livre

Jeudi 31 octobre :

14h00/15h00

Le choix de l’auteur

Badiadji HORRETOWDO, écrivain (Cameroun), présentera :

Walaandé, l’art de partager un mari, de Djaïli Amadou Amal (Cameroun).

Un texte qui met en exergue les réalités que vivent au quotidien les femmes dans un ménage polygamique. Les principaux thèmes évoqués sont : Polygamie, Education de la femme, Discrimination, Violence à l’encontre des femmes, Mariage précoce et forcé, Répudiation.

C’est l’histoire d’une famille musulmane aisée de Maroua comme il y’en a tant, où le père de famille, homme d’affaires roule-carrosse, aligne une progéniture nombreuse, s’entoure d’une cour infinie de serviteurs, renouvelle son cheptel féminin au gré de ses humeurs et des rencontres fortuites.

Quatre épouses, une ribambelle d’enfants et un nombreux personnel domestique animent la vie quotidienne d’une maisonnée où il n’y aurait finalement qu’ennui, solitude, attente, angoisse, complots et jalousies. Mais surtout, cette dictature masculine, cette condescendance du « répudiateur suprême ». La même mélodie du bonheur à Aïssatou, Djaïli, Nafissa, Sakina. Les mêmes déceptions pour toutes.

Les travers de la polygamie telle que décrite ici en font un écho au long soupir étouffé de ces milliers de femmes, qui dans leur jeunesse avaient rêvé de l’homme amoureux ; et non seulement de cette limousine parfumée qui d’ailleurs pour luxueuse qu’elle soit, se révèle finalement, la version extérieure d’une prison où s’enterrent les rêves.

 

Modérateur : François Nkeme

(Ifrikiya Editions, Cameroun)

 

 

Paul-Marie Traoré, écrivain (Mali), présentera :

Sous l’orage (roman, Ed. Présence Africaine, 1957), de Seydou Badian Kouyaté (Mali).

Kany est écolière, elle compte devenir plus tard institutrice. Mais son père décide autrement, puisqu’elle est en âge de se marier. Alors, on lui promet, sans son avis, un homme déjà vieux et polygame. La jeune fille désiste et est soutenue dans son refus par tous les écoliers qui bravent la vieille génération. Un conflit générationnel est né. Des sages tentent de calmer les esprits afin de tout remettre dans l’ordre…

Modérateur : Ibrahima Aya

(Editions Tombouctou, Mali)

15h00/15h30

A des mots, des voix

Lecture de textes par Badiadji HORRETOWDO et Paul-Marie Traoré

 

 

15h30/16h00

 

Séance dédicace

 

Badiadji HORRETOWDO, L’Âme perdue, roman, Ifrikiya Editions ;

Paul-Marie Traoré, Pour un adultère, roman, Editions Tombouctou

16h00/17h00

Communication

Considérations sur l’approche critique des textes africains dans les Universités africaines

Avec la participation de :

Gervais MENDO ZE (Cameroun), professeur des Universités, spécialiste de linguistique et de Stylistique française,

Mukala KADIMA-NZUJI (Congo), professeur de littératures africaines et de théorie littéraire.

Les textes littéraires africains, dans le contexte de la mondialisation, constituent l’apport de l’Afrique à la production des œuvres de l’esprit et à la description de l’humaine condition. Certaines Universités du Nord s’intéressent déjà à nos œuvres. Parce qu’on n’est mieux servi que par soi-même, nos Universités : lieux d’excellence, de recherche et d’enseignement, se doivent d’inscrire en bonne place dans leurs programmes les œuvres issues de la littérature africaine pour leur permettre de prendre place parmi les autres littératures et d’être étudiées sans complexe en vue d’une meilleure connaissance de nos valeurs identitaires et de leur mode d’expression.

Cependant, des problèmes se posent quant au choix, à la qualité, au contenu, à l’écriture, à l’édition et à la diffusion des productions littéraires à étudier ainsi qu’aux programmes et aux cycles de formation dans le système LMD.

S’agissant de l’université, il se pose aussi un sérieux problème d’approche critique consistant à savoir qu’elle est la meilleure façon d’aborder les œuvres africaines ? Faut-il le faire avec les techniques d’analyse ayant cours en Occident ?

Nous proposons une approche critique adaptée à certains textes littéraires qui sont, comme la plupart de nos œuvres, profondément irriguées par la substance culturelle des lieux-source de production et des contextes d’inspiration : l’ethnostylistique ! dont nous exposerons les fondements épistémologiques et la démarche en nous inspirant d’un texte tiré du Vieux nègre et la médaille de Ferdinand Oyono.

Nous puiserons les éléments d’analyse dans un ouvrage sur ce classique africain ; ouvrage publié par les Presses Universitaires d’Afrique (Yaoundé).

Modératrice : Louisa Aït Hamou (Algérie), Professeure au département littérature africaine anglophone à l’université d’Alger.

17h00/17h30

Débat

17h300/18h00

Séance dédicace

Gervais MENDO ZE (Cameroun),

La prose romanesque de Ferdinand OYONO, essai ;

Du discours argumentatif au commentaire stylistique, Presses universitaires d’Afrique, 2013 ;

Mukala KADIMA-NZUJI (Congo),

Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa 1965-1990, essai, Editions Hemar.

Vendredi 1er novembre :

14h00/15h00

Les Mots en scènes : Des planches pour écrire

Randa El-Kolli (Algérie),

Enseignante au département de Traduction de l’Université de Sétif et auteure de théâtre,

Hawa DIALLO (Mali),

Auteure de théâtre, poétesse et nouvelliste,

Ismaïl Yabrir(Algérie),

Ecrivain, journaliste et auteur de théâtre (Algérie),

Modérateur : Mukala KADIMA-NZUJI (Congo)

15h30/16h00

Séance dédicace

Randa El-Kolli, Comme une carpe, théâtre, Editions Apic ;

Ismaïl Yabrir, Ouassiet el mâtouh, kiteb elmaouta did el ahia (Le testament du débile, le livre des morts contre les vivants), roman, Mim éditions, 2013, prix littéraire « Tayeb Saleh » du roman, 2012 ; et Barida Ka Ountha, roman, El Ikhtilef, 2013.

16h00/17h00

Communication

La fuite des cerveaux d’Afrique, un aspect du néocolonialisme

Par Denis LABAYLE,

Ecrivain romancier, essayiste et médecin engagé

A propos de son roman Noirs en blanc, Editions Apic

Comment Zola Méké, jeune Africain issu d’une famille démunie, est-il devenu chirurgien à Paris ?

Pour faire ses études, Zola, adolescent, est obligé de s’exiler. D’abord à Cuba, puis en Russie et en France. Une ascension sociale terriblement coûteuse : déchirement familial, petits boulots pour survivre, racisme, tiraillement entre l’attrait d’une vie « moderne » et l’emprise de  la culture originelle.

Mais ce roman est aussi une histoire forte d’amour et d’amitié entre quatre jeunes aux destins divergents. Une aventure humaine où les personnages de rencontre abondent : un idéaliste égaré, une singulière mère adoptive, un curieux chirurgien russe adepte du silence… Le tout narré d’une plume alerte où l’humour s’invite souvent.

Noirs en blanc est une fiction inspirée des témoignages de médecins étrangers travaillant dans nos hôpitaux. Il évoque la fuite des cerveaux d’Afrique ˗ un drame pour ce continent… « Reprenez vos ONG et rendez nous nos médecins », s’écrie Myesi, une femme chirurgien amoureuse de Zola.

 

Modérateur : Akli Tadjer

17h00/17h30

 

Débat

 

17h30/18h00

Séance dédicace

Noirs en Blanc, roman, Editions Apic.

Samedi 2 novembre :

14h00/15h00

Clin d’œil à Sony Labou Tansi

Présenté par Nicolas Martin Granel (France),

Chercheur anthropologue en littérature Africaine

Sony Labou Tansi est né en 1947 au Congo. Ancien professeur d’anglais au Collège Tchicaya-Pierre à Pointe-Noire, il s’est depuis 1979 progressivement imposé comme l’un des leaders d’une nouvelle génération d’auteurs francophones d’Afrique Noire par ses romans et par son théâtre. Il a fondé et dirigé le Rocado Zulu Théâtre à Brazzaville pour lequel il a écrit et mis en scène l’ensemble de ses pièces ?

Il a obtenu le Grand Prix de l’Afrique Noire pour L’anté-peuple, le Prix Francophonie de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques pour l’ensemble de son œuvre, et le Prix Ibsen, décerné par le Syndicat Professionnel de la critique dramatique pour sa pièce Antoine m’a vendu son destin. Sony Labou Tansi est décédé le 14 juin 1995 à Brazzaville.

Modérateur : Mukala KADIMA-NZUJI (Congo)

15h00/15h30

A des mots, des voix

Sony Labou Tansi lu par :

Gabriel Okoundji (Congo),

Hawa DIALLO (Mali),

Ismaïl Yabrir (Algérie).

16h00/17h00

Clin d’œil à Aimé Césaire

L’africanitude césairienne dans le « Cahier d’un retour au pays natal »

Présenté par Gervais MENDO ZE (Cameroun)

Cette communication tend à soutenir que Césaire s’est intéressé à l’Afrique qu’il a connue à travers Léopold Sédar Senghor. Aussi, le cahier d’un retour au pays natal évoque-t-il des réalités naturelles, humaines, culturelles et historiques de l’Afrique profonde.

Il en est de même de la description qu’il fait de l’homme qui renvoie à des préoccupations africaines et à l’humaine condition. D’ailleurs, la belle métaphore du retour au pays natal est comme la relation et l’itinéraire du héros à travers un retour aux sources martiniquaises et africaines. C’est pourquoi le Cahier est devenu un classique qui pose le problème du destin du Monde noir et suggère l’attachement de Césaire à ses origines africaines.

Modérateur : Gabriel Okoundji (Congo)

 

 

 

17h00/17h30

A des mots, des voix

Extrait de Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire lu par :

Gabriel Okoundji (Congo)

Hawa DIALLO (Mali),

Ismaïl Yabrir (Algérie)

17h30/18h00

Aimé Césaire, le poète et son Batouque,

par Gabriel Okoundji (Congo),

Batouque est un poème magistral, un chant immense, un conte universel, une danse chorégraphique, un tam-tam qui résonne la voix de l’homme qui prophétise l’avenir de l’aube. Ce texte est, pareil au Cahier d’un retour au pays natal, l’une des grandes compositions d’Aimé Césaire.

18h30/19h00

Séance dédicace

Gervais MENDO ZE (Cameroun),

La prose romanesque de Ferdinand OYONO, essai ; Du discours argumentatif au commentaire stylistique, Presses universitaires d’Afrique, 2013 ;

Gabriel Okoundji, Au matin de la parole, entretien, Editions Apic, Algérie

Ismaïl Yabrir, Ouassiet el mâtouh, kiteb elmaouta did el ahia (Le testament du débile, le livre des morts contre les vivants), roman, Mim éditions, 2013, prix littéraire « Tayeb Saleh » du roman, 2012 ; et Barida Ka Ountha, roman, El Ikhtilef, 2013.

Zĩ-Hã (Élise COULIBALY-OUATTARA), Sali, roman, Les Editions Sankofa & Gurli, Burkina Faso.

DIMANCHE 03 NOVEMBRE

14h00/15h00

Communication

Humour et ironie chez Sony Labou Tansi et Rachid Boudjedra

Présenté par Nicolas Martin Granel (France),

Chercheur anthropologue en littérature Africaine

Modérateur : Mukala KADIMA-NZUJI (Congo)

15h00/15h30

Débat

16h30/17h30

Cheminements et retour

Avec la participation de :

Ken Bugul (Sénégal), romancière

Kangni Alem (Togo), romancier

Habib Tengour (Algérie),

Modérateur : Gabriel Okoundji (Gongo)

17h30/18h00

Débat

18h00/18h30

Séance dédicace

Ken Bugul (Sénégal), romancière

Kangni Alem (Togo), romancier

Habib Tengour (Algérie), romancier

Zĩ-Hã (Élise COULIBALY-OUATTARA), Sali, roman, Les Editions Sankofa & Gurli, Burkina Faso.

LUNDI 04 NOVEMBRE

14h00/15h00

Cheminements

Gabriel Okoundji, poète (Congo),

Présenté par Kangni Alem (Togo), romancier.

15h30/16h00

A des mots, des voix

Lecture de textes :

Gabriel Okoundji par Gabriel Okoundji

16h30/17h30

Clin d’œil à la littérature mauritanienne

Présenté par Nicolas Martin Granel (France),

Chercheur anthropologue en littérature Africaine

Modérateur : M’Bareck Ould Beyrouk (Mauritanie), journaliste et écrivain

17h30/18h00

 

Séance dédicace

M’Bareck Ould Beyrouk (Mauritanie), Le griot de l’émir, roman, Editions Elyzad, Tunisie.

Gabriel Okoundji, Au matin de la parole, entretien, Editions Apic, Algérie

Zĩ-Hã (Élise COULIBALY-OUATTARA), Sali, roman, Les Editions Sankofa & Gurli, Burkina Faso.

MARDI 05 NOVEMBRE

14h00/15h00

14h00/15h00

Le choix de l’auteur

Macy MENSAH PIERUCCI, écrivaine (Togo), présentera :

Le Fils de la terre (Éditions Telli Kaamba, 2006), de Youssouf SAVADOGO (Burkina Faso)

Ce roman à l’allure poétique raconte les pérégrinations d’un jeune homme, Barko, qui doit arrêter ses études à la fin du cours primaire, faute de soutien financier. Refusant la proposition de son père de devenir paysan, il décide d’aller chercher une condition meilleure à celle de la terre en ville. Suit un long périple infructueux qui le conduit successivement de Yissonkin son village natal à Bobo Dioulasso, Abidjan, Lagos, Accra. « Lorsque l’étoile de misère te sourit, toute occasion est malheur ».

Comment échapper à la précarité et au désespoir ? Barko retourne chez les siens où il est accueilli avec un festin cérémonieux. « L’avenir est un rêve mais le présent est une réalité ». Instruit de la sagesse de son père, il devient le nouveau paysan qui « attendaient les premières pluies pour semer son mil » avec une grande renommée dans toute la région ; il découvre la vraie solidarité autour de son champ. Il est devenu le digne fils de la terre et sa vie s’écoule paisible, loin du passé qui avait été « sa souffrance et son malheur ».

Modérateur : Yasmin Issaka-Coubageat

(Graines de Pensées Editions, Togo)

Gervais MENDO ZE (Cameroun), présentera :

Le vieux nègre et la médaille de Ferdinand OYONO

Modérateur : Serge D. KOUAM

(Les Editions Presses universitaires d’Afrique, Cameroun)

15h00/15h30

A des mots, des voix

Lecture de textes par Macy MENSAH PIERUCCI et Gervais MENDO ZE

15h30/16h00

Séance dédicace

Macy MENSAH PIERUCCI (Togo), le Jour vient, poésie, Editions Graines de pensées ;

Gervais MENDO ZE (Cameroun), La prose romanesque de Ferdinand OYONO, essai, Presses universitaires d’Afrique.

16h30/17h30

Paroles d’Ancêtres

Habib Tengour (Algérie), anthropologue, poète et romancier ;

Gabriel Okoundji (Congo), poète et psychiatre ;

M’Bareck Ould Beyrouk (Mauritanie), journaliste et écrivain.

Modérateur : M’Bareck Ould Beyrouk (Mauritanie), journaliste et écrivain.

17h30/18h00

 

Séance dédicace

 

Habib Tengour (Algérie), Dans le soulèvement, Algérie et retour, essai, Editions Apic ;

Gabriel Okoundji (Congo), Au matin de la parole, entretien, Editions Apic ;

M’Bareck Ould Beyrouk, Le griot de l’émir, roman, Editions Elyzad, Tunisie.

MERCREDI 06 NOVEMBRE

14h00/15h00

Le choix de l’auteur

Hawa DIALLO (Mali), Poétesse et dramaturge présentera :

Le Président de Maxime N’Debeka.

Panafricaniste dans l’âme et très proche du peuple tant dans ses œuvres que dans la vie réelle, Maxime NDEBEKA est un auteur immense qui ne se prête pas facilement à la présentation.

Retenons seulement que né vers la seconde moitié du XXème siècle à Congo Brazza, il est l’auteur du poème mythique « 980 000 ». Mais aussi de bien d’autres repartis en diverses œuvres : Soleils neufs, poésie, éd. Clé, 1969 ; L’Oseille/Les Citrons, poésie, P.J. Oswald, Paris, 1975 ; Les Signes du silence, poésie, Saint-Germain des Prés, Paris, 1978 ; Equatorium, poésie, éd. Présence africaine, 1987, La danse ensorcelée de N’kumba, poésie, éd. Publisud, 1988 ; Paroles insonores, poésie, éd. L’Harmattan, 1994.

Ses prises de position en faveur du peuple lui ont valu en 1972 une condamnation à mort à laquelle il va échapper.

Samuel MILLOGO (Burkina-Faso), enseignant-chercheur et traducteur, présentera :

SOZABOY de Ken SARO-WIWA (Nigeria)

Ken Saro-wiwa écrivain nigérian de la région du delta du fleuve Niger, homme aux talents multiples connu surtout pour Sozaboy son roman en « anglais pourri » , fut auteur de nouvelles, d’essais et articles, fondateur d’une maison d’édition, producteur d’une série télévisuelle. Président de l’association des écrivains de son pays, il dirigea le Mouvement pour la survie du peuple ogoni menacé par les activités des sociétés pétrolières. Très présent sur la scène artistique, littéraire et politique du Nigéria, il fut condamné à la pendaison par le Général Sani Abacha à l’issue d’un simulacre de procès en 1995.

L’engagement multiforme de Ken Saro-wiwa, la thématique de son roman placent toujours l’écrivain ogoni au cœur de l’actualité africaine.

On relèvera dans les extraits à lire une audace et une créativité linguistiques qui expliquent aussi notre choix.

Modérateur : Jean-Claude Naba

(Les Editions Sankofa & Gurli, Burkina Faso)

15h00/15h30

A des mots, des voix

Lecture de textes par Hawa DIALLO et Samuel MILLOGO

15h30/16h00

Séance dédicace

Samuel MILLOGO

16h30/17h30

Communication

Les littératures dites « africaines et Maghrébines », quelles frontières ?

Avec la participation de :

Mukala KADIMA-NZUJI (Congo),

Habib Tengour (Algérie).

17h30/18h00

Débat

18h30/19h00

Séance dédicace

Mukala KADIMA-NZUJI,

Habib Tengour

JEUDI 07 NOVEMBRE

 

 

14h00/15h00

Le choix de l’auteur

M’Bareck Ould Beyrouk (Mauritanie), journaliste et romancier, présentera :

Ibrahim Al Koni, écrivain Lybien.

Modératrice : Elisabeth Daldoul  (Les Editions Elyzad, Tunisie)

Stephens AKPLOGAN, essayiste, présentera :

Doguicimi, de Paul HAZOUME

Au charme de la fortune et du trône acheminé à la porte de son cœur par Vidaho, prince héritier, elle oppose le doux cantique des vertus qui fondent sa féminité, se soustrayant à la cohorte de femmes marquées par les velléités du cœur inconstant et du sexe incontinent et avide. Sous le génie de Paul Hazoumè dans Doguicimi, la spiritualité de l’Amour met en évidence dans la consubstantialité de la femme vertueuse et celle entachée du vice, une anthropologie féministe d’une relevance inédite. La dialectique hazouméenne engage un débat osé sur une logique féministe et une philosophie politique à visage humain.

Modérateur : D. Gérard HOUESSOU

(Editions du Flamboyant, Bénin)

15h00/15h30

A des mots, des voix

Lecture de textes par M’Bareck Ould Beyrouk et Stephens AKPLOGAN

15h30/16h00

Séance dédicace

M’Bareck Ould Beyrouk, Le griot de l’émir, roman, Editions Elyzad, Tunisie ;

Stephens AKPLOGAN, L’Ancêtre, Épître selon Paul Hazoumè, essai, Editions du Flamboyant, Bénin.

16h30/17h30

Communication

Le Panafricanisme, une histoire d’avenir

Par Samir Amin, intellectuel engagé, auteur de plusieurs ouvrages sur les luttes sociales et politique.

Modérateur : Badiadji HORRETOWDO, écrivain (Cameroun)

17h30/18h00

Débat

18h00/18h30

Séance dédicace

Samir Amin, L’Eveil du Sud, Editions Apic, Algérie.

Vendredi 8 novembre :

14h00/15h00

L’Afrique parle livre : éditer ensemble

Avec la participation de :

Ibrahima Aya (Ed. Tombouctou),

Yasmin Issaka-Coubageat (Ed. Graines de pensées, Afrilivres),

Elisabeth Daldoul (Ed. Elyzad),

François Nkeme (Ed. Ifrikya)

Modérateur: Karim Chikh (Editions Apic)

15h00/15h30

Débat

15h30/16h30

Pour une édition Panafricaine, pour une Union des Editeurs Africains

Avec la participation de :

L’ensemble des éditeurs et auteurs participants à l’Espace Panaf

Modérateur: Karim Chikh (Editions Apic)

16h30/17h00
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Débat