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Source image : Association Project'heurts

Ouverture des 11ème Rencontres Cinématographiques de Béjaia

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Après une soirée d’ouverture tenue samedi, les rencontres cinématographiques de Béjaia ont entamé depuis leurs premières journées des projections.

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Source image : Association Project’heurts

Entre le dernier film de Nadir Moknèche (Délice Paloma, Viva laldjérie), des courts-métrages francophones et un tour en Égypte pour le documentaire « La vierge, les coptes et moi », le public cinéphile de Béjaïa a eu droit à un programme éclectique.

C’est le documentaire mordant « la vierge, les coptes et moi » qui a ouvert le bal hier, beaucoup de pression après la projection samedi de « Mort à vendre », film qui aura fait sensation auprès du public et des critiques.

«Goodbye Morocco » est la nouvelle réalisation de Nadir Moknèche, qui revient sur le devant de la scène et s’éloigne de l’Algérie pour poser sa caméra à Tanger, et évoquer le parcours d’une femme qui tente, au travers d’un trafic de pièces archéologiques, de fuir le Maroc en compagnie de son fils, non sans dégâts.

Trop brouillon, tombant dans le pathos mais marquant quelques beaux passages, le film laisse une impression mitigée après visualisation. L’influence Almodovar se ressent, avec à la clé un clin d’œil inclue dans le film.

Les courts-métrages, prévus initialement pour la séance de 13h hier, ont finalement été projetés en soirée. Au menu : Les Lézards (France, 2012), Une journée Ordinaire (2012, Algérie), Edwige (France, 2012) et Carte Postale (Maroc, 2012).

L’accueil des 4 productions a été des plus chaleureux, avec une appréciation plus particulière pour « Les Lézards », coproduction Canal +. « Une journée Ordinaire », première réalisation de Bahia Allouache a été au cœur d’un débat avec les spectateurs, en présence de la réalisatrice et deux actrices.

Une journée ordinaire revient sur le 10 mai 2012, jour des élections législatives en Algérie et du désintérêt des jeunes vis-à-vis de la politique dans le pays, à travers le regard des 3 femmes et 3 hommes.

Les critiques ont salué cette production, tout en soulignant quelques couacs vis-à-vis de l’histoire et du scénario, considéré par moment comme cliché et caricatural. La réalisatrice a pour l’occasion opté pour une vision non sans rappeler la sitcom.

La soirée s’est ainsi achevée, donnant rendez-vous à un public bougiote nombreux et fidèle. Les autres projections sont prévues à partir d’aujourd’hui 13h au siège de la Cinémathèque de la ville.