Présentation d’ “Enemy Way” en présence de Rachid Bouchareb

10/09/2013, 16 h 07 min Partages0

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Aujourd’hui s’est tenue la conférence de presse concernant la production du long-métrage « Enemy Way » du réalisateur algérien Rachid Bouchareb au niveau de Dar Abdellatif, en présence du directeur général de l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC).

Crédit photo : Cimon Tazoumbite/Vinyculture©
Crédit photo : Cimon Tazoumbite/Vinyculture©

Co-produit par l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC), « Enemy Way», ou “La voie de l’ennemi”, raconte l’histoire d’un jeune homme afro-américain nommé Garnett qui, après avoir passé 18 ans de sa vie derrière les barreaux, se convertit à l’Islam. Soutenu par son parole-officier, Emily Smith, il tente de se réintégrer au sein de la société, mais son passé le rattrape. C’est ainsi que le Sheriff Bill Agati lui fait payer le meurtre de son adjoint, tué 20 ans plus tôt.

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Rachid Bouchareb, producteur et réalisateur franco-algérien, a déjà réalisé 10 long-métrages, dont 3 coproduits par l’Algérie. « Tous mes films ne sont pas coproduits par l’Algérie mais ils représentent l’Algérie, tout se fait sous le drapeau algérien », dit-il à ce sujet.

Après avoir participé à diverses manifestations cinématographiques internationales, Rachid Bouchareb se lance dans la réalisation de ce nouveau film auquel participeront différents acteurs américains connus de la scène hollywoodienne, dont Forest Whitaker dans le rôle-titre, Harvey Keitel dans le rôle du sheriff et Brenda Blethyn dans le rôle d’Emily Smith. Concernant l’absence d’acteurs algériens ou maghrébins, le réalisateur a déclaré : « La présence algérienne n’y est pas tout simplement parce que dans l’histoire il n’y en a pas. Je suis la présence algérienne de ce film »

Rachid Bouchareb s’est également exprimé au sujet de la nouvelle génération cinématographique algérienne : « L’Algérie est pleine de grands cinéastes qui sont méconnus » il a par la suite exprimé son intérêt pour leurs œuvres.

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Durant son parcours, Rachid Bouchareb a rencontré des difficultés, citons le cas du long-métrage « Indigènes » que l’Algérie a refusé de coproduire, cela ne l’a cependant pas empêché d’obtenir le césar du meilleur scénario original en 2007, en plus d’autres récompenses. Concernant le fait que certains de ses films aient été tournés au Maroc ou encore en Tunisie, Rachid Bouchareb a avoué que ces deux pays disposaient des structures adéquates pour la production cinématographique. Le directeur général de l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel a quant à lui exprimé son souhait de voir de telles structures à l’échelle nationale, afin de pouvoir donner aux artistes algériens une plus grande visibilité.

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