Rencontre avec le jeune caricaturiste Ghilas Ainouche

19/07/2012, 18 h 21 min Partages0
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Véritable étoile montante de la caricature et la BD en Algérie, Ghilas Ainouche a su faire parler de lui en usant de son talent pour aborder divers sujets, nationaux et internationaux, sans manquer d’humour. Vinyculture a eu l’occasion d’interviewer ce jeune prodige et a le plaisir de le partager avec vous! 

VINY: Ghilas, je rappelle que vous êtes un jeune étudiant, originaire de Bejaïa, passionné de théâtre et principalement de dessin.

GHILAS: Étudiant en génie civil à l’université de Béjaïa. Contrairement aux autres, le dessin occupe la plupart de mon temps et en parallèle, je poursuis mes études. Le théâtre fait partie de mon histoire ancienne.

VINY : Dites-nous, pourquoi vous vous êtes orientés vers la bande dessinée et la caricature ?

GHILAS:  C’est le domaine qui me va à merveille. En dessinant, je sens que je plane au dessus de la terre, voyageant à travers le temps et l’espace. C’est ce que je fais depuis mon enfance. D’ailleurs, je me suis vite fait remarquer par mes amis et mes enseignants. Ils étaient toujours à l’affût du moindre de mes dessins qui donnaient lieu à de véritables moments de plaisir. Avec le temps, je suis devenu un accro de ce noble art.

VINY: De toutes vos caricatures, laquelle vous a-t-elle le plus marquée et pourquoi ?

GHILAS: A chaque fois, je me vois marqué par la dernière caricature que j’oublie dès mon passage à la suivante.

VINY: Lorsqu’on fait de l’ombre aux autres, on nous met dans l’obscurité. Lors de vos débuts, comment avez-vous fait pour avoir une place et faire briller votre talent ?

GHILAS: Au départ, je me suis laissé emporter par ma passion. Rien d’autres ne me venait à l’esprit. Je ne savais même pas qu’un caricaturiste pouvait être un professionnel vivant de son art. Tout ce qui a trait à ce domaine m’intéresse. Je fais énormément de recherches pour répondre au mieux à toutes les questions que je me pose intérieurement. Il n’y a que le travail qui m’intéresse. Depuis 2007 à ce jour, aucune de mes caricatures publiées n’a été payée, même si j’ai bossé dans pas mal de publications (Le jeune indépendant, Avis, BRTV…). Pour résumer, en 5 ans de dur travail, je n’ai reçu aucun centime. J’ai gagné mieux, la sympathie des gens et leurs compliments qui me vont droit au cœur.

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