Saisie de plusieurs DVD et jeux vidéo à Alger hier

18/02/2014, 16 h 26 min Partages0
Temps de lecture estimé 2 minutes et 42 secondes

Ces deux derniers jours, l’ONDA (Office National des Droits d’Auteur et des droits voisins) est passé à l’offensive à Alger-centre en effectuant des descentes auprès des magasins de ventes de DVD, dont une large partie de commerces de jeux vidéo. Interdictions à la vente, saisies, demande de preuve d’achat légal, le chaos s’est abattu sans prévenir sur les propriétaires. La nouvelle application de la loi sur le droit d’auteur risque de chambouler bien des choses, aussi bien chez le revendeur que chez le consommateurs.

copyright_6

Quand le chat est de retour..

Hier soir sur la toile, une nouvelle a pris de court tous les passionnés de jeux vidéo, d’animés et de films : L’Office National des Droits d’Auteurs est passé à l’attaque, avec la ferme intention de faire respecter la loi anti-piratage dans le secteur de la vente de CD/DVD. Jusque-là reléguée au simple rang d’écrit législatif non appliqué, l’application soudaine de la loi hier s’est abattu sur Alger-Centre, en témoigne les multiples magasins dépossédés de leur marchandises, exhortés de retirer des vitrines tout produit n’ayant pas d’acte d’achat légal ni de certificat de droit à la revente, et dans les pires des cas, de fermer boutique.

En effet, accompagné de la police, l’ONDA a déroulé son plan d’inspection générale allant jusqu’à inquiéter les grosses structures comme la maison Cadic, ou encore Soli+ sur la rue Hassiba Ben Bouali, qui aurait également subi une grosse saisie de tout ce qui est support physique en général.

..Les souris ne dansent plus

Autres victimes, plus modestes économiquement mais plus nombreuses et plus proches du consommateur, les magasins de jeux vidéo, d’animés et de films. Les officiers ont été décrits intransigeants ; tout CD/DVD gravé aurait été soit retiré des vitrines et des comptoirs, soit saisi et confisqué. Même les DVD/Blue-Ray originaux n’y ont pas échappé, étant également saisis si le propriétaire ne présentait pas un document d’acte d’achat légal des dits produits, ainsi qu’un certificat d’autorisation à la revente. Ils seraient allés jusqu’aux fournisseurs de consoles et d’accessoires pour s’assurer de la légalité de leur marchandises.

Sachant maintenant que la majorité des produits exposés dans les boutiques sont, soit des copies piratées et gravées, soit issus de la contrebande, on vous laisse imaginer les dégâts qu’ont eu à subir les propriétaires. La foudre a frappé sur tous ceux se trouvant sur le centre de la capitale, la périphérie étant au moment où nous écrivons ces lignes  encore épargnée, mais nul doute que la vague s’étendra.

Cette action des autorités peut conduire à un lourd bouleversement dans la vie quotidienne du consommateur moyen de produits multimédias. Pour bien expliquer tout cela, nous consacrerons un article entier sur les répercussions encourues si le mouvement continue, et nous demanderons l’avis des consommateurs sur le sujet. On vous donne donc rendez-vous dans la deuxième partie de cet article à paraître très prochainement. En attendant, une page Facebook a été créée par des joueurs de jeux vidéo pour manifester leur mécontentement suite à cette situation.

Tags:          

Votre Avis (0 votes)

Votre vote a bien été pris en compte, merci!