Souamaâ : 13ème Festival Raconte-Arts

18/07/2016, 17 h 35 min Partages0
Temps de lecture estimé 2 minutes et 9 secondes

La 13ème édition du Festival culturel itinérant Raconte-Arts se tiendra du 24 au 31 juillet prochain à Souamaâ dans la wilaya de Tizi Ouzou sous le thème « Il était une fois, le Royaume de Koukou ».

Située à une quinzaine de kilomètres au nord-est de la ville de Tizi Ouzou, la commune de Souamaâ se prépare à accueillir un rendez-vous culturel annuel phare de la wilaya. Organisé depuis 2003 – la date de sa première tenue à Ath Yenni – par La Ligue des Arts Cinématographiques et Dramatiques (LACD) de Tizi Ouzou, cet événement se veut le cadre d’un dialogue direct et vivant entre l’art et la population locale.

Près de 350 artistes et acteurs culturels d’Algérie et d’ailleurs (Congo, Espagne, France, Italie Maroc, Norvège et Tunisie) viendront animer bénévolement un programme dédié aux expressions artistiques, émaillé de pièces théâtrales et présentations d’œuvres littéraires entre deux projections cinéma et récitals poétiques. Le Festival Raconte-Arts, c’est aussi un programme OFF avec une multitude d’ateliers peinture, musique, contes, photographie, … agrémenté d’un Salon du Livre – ouvert tout au long de l’événement – accueillant auteurs et éditeurs de tous les horizons.

Cette édition sera également l’occasion de revenir sur les deux siècles (1520-1730) de la principauté de Koukou , dont le premier roi et fondateur, Ahmed ben El-Qadi, avait participé à la reprise de Béjaïa sur les Espagnols et s’était illustré dans un conflit contre Khayr ad-Din Barberousse, lui ravissant Alger et y régnant de 1520 à 1527. Des séminaires sur cette période oubliée de l’Histoire de la Kabylie pré-ottomane se tiendront en parallèle des activités artistiques.

Une manifestation qui consacre enfin le travail du tissu associatif sur le terrain de la Culture. Notamment à Tizi Ouzou où, dépourvues de moyens, mais non de volonté et de créativité, les associations culturelles arrivent malgré tout à promouvoir tourisme et progrès culturels dans la région avec les maigres subventions qui leur sont octroyées. À l’image de la LADC qui s’évertue à réunir les conditions de réussite à un festival qui a dépassé les frontières de l’Algérie. En effet, résolument attachés à sa sauvegarde, les organisateurs sont souvent soutenus par les villageois qui les assistent dans son chapitre restauration et hébergement. Une célébration du village, par le village, pour le village, donc, qui attend cette année encore des milliers de visiteurs.

Affiche du Festival par Denis Martinez, son parrain depuis sa création :

raconte-arts

Tags:     

Votre Avis (0 votes)

Votre vote a bien été pris en compte, merci!