The Amazing Spider-Man 2: La critique

30/04/2014, 15 h 25 min Partages0
Temps de lecture estimé 9 minutes et 57 secondes

The Amazing Spider-Man 2 est une déception sur plusieurs points avec de très bons moments visuels et dramatiques, qui interviennent à la fin de la trame pour leurrer le spectateur et lui donner l’impression que c’est un beau film. Comme ça, au moins, vous aurez été prévenus.

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L’une des rares belles affiches du film

Le scénario, si on peut appeler cela ainsi

Par où commencer ? C’est en fait simple, The Amazing Spider-Man 2 représente à la perfection tous les défauts du genre super héroïque d’un point de vue scénaristique: une narration linéaire, très peu de rebondissements et un intérêt restreint de notre part. Et même si le film arrive à se donner un coup de pouce dans les dernières minutes qui rehaussent sa qualité de plusieurs crans en à peine quelques secondes, le reste ne change pas pour autant la donne, c’est plat et sans envergure réelle. Néanmoins, la relation entre Peter (Andrew Garfield) et Gwen (Emma Stone) reste un plaisir à voir, le naturel qui s’en dégage en est troublant et leurs choix, leur comportement et leurs destins prennent une logique bienvenue même si ces « amourettes » prennent trop de place. C’est d’ailleurs ce qu’on voit le plus, les vilains et autres combats ne sont que peu développés. Tout est fait pour arriver à la conclusion de leur relation. Une relation développée tout en largeur, pressée jusqu’à la moelle. Heureusement que le résultat vaut la peine d’être suivi, et tant mieux puisqu’il n’y a rien d’autre d’intéressant.

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Avouez qu’on dirait une planche

L’intrigue est trop simple, manquant d’ambition. Et après Captain America – The Winter Soldier, il est difficile de ne pas avoir mal au cœur devant un tel vide de narration. Bien évidemment, tout n’est pas à jeter, le personnage de Dane DeHaan (Harry Osborn) est pour exemple très intéressant et est poussé à bout de façon assez intelligente et avec plus ou moins de cohérence, une partie de l’histoire le concerne d’ailleurs. Electro pour sa part, interprété par un Jamie Foxx différent et il faut l’avouer, moyen, est tellement mal dans sa peau que cela en devient caricatural, voire ridicule. Il ne trouvera sa place que dans le dernier acte même si son personnage ne sert strictement à rien, il n’est qu’une marionnette et un faire-valoir. Un aspect paranoïaque est néanmoins exposé vis-à-vis de l’Araignée et avec la musique « parlante » de Hans Zimmer, on y croit.

LE bon point du scénario est bien évidemment « L’histoire jamais révélée » qui était promise dans le premier opus et qui se dévoile ici. Rien de bien fameux au final, mais ça permet au moins d’apporter un peu de consistance, tout en dévoilant pour la première fois au cinéma ce qui est arrivé aux parents Parker.

It’s a plane, it’s a bird… No it’s… Whatever!

Andrew Garfield, sans porter le film sur ses épaules, est excellent en tant qu’acteur, mais ce que Marc Webb fait de son personnage ne relève plus d’un travail d’adaptation mais d’un massacre. On aurait pu s’habituer à l’aspect geek mais extraverti et insoucieux du premier opus, mais là c’est tout simplement insupportable. Et on ne pourra plus dire « C’est le Peter des années 2000, il est moderne ». Son alter ego quant à lui, est représenté de la plus belle des façons, vannes à tout-va, costume réussi, aspect félin et mouvements d’une rare beauté. Bref, on a souvent l’impression d’être devant une page de comics d’autant plus qu’on sent l’inexpérience dans ses mouvements, il est fragile. Il passe par moments plus de temps à se moquer de ses ennemis plutôt que de les combattre, mais c’est fort sympathique envers les comics.

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