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The Amazing Spiderman : la critique

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Temps de lecture estimé 3 minutes et 24 secondes

5 ans après la sortie de Spiderman 3, dernier volet de la trilogie de Sam Raimi, l’Homme-Araignée revient dans de nouvelles aventures, avec la sortie du très attendu « The Amazing Spiderman ».

D’emblée, le film souffre d’une comparaison omniprésente avec la première trilogie car tout au long du film, certains éléments reviennent forcément, étant donné les codes propres au tisseur (mort d’Oncle Ben, prise de responsabilités, combat final etc). Néanmoins, ce remake de la trilogie de Sam Raimi trouve une voie bien plus moderne et réaliste dans son récit.

En effet, ici Peter Parker est LE Peter Parker de notre époque : un geek pur et dur avec des problèmes de famille qui se retrouve avec des super pouvoirs et des responsabilités qu’il n’assume jamais ou presque et c’est tant mieux ! Malgré le déplaisir de certains face à cette version modernisée, il n’empêche que c’est diablement efficace et ce grâce à un homme : Andrew Garfield.

L’acteur qui s’est fait connaitre grâce à « The Social Network » et « Boy A » n’en ressort que plus grandit étant donné sa prestation et son « endossement » total du rôle qui lui est assigné, on y croit tout du long. Idem pour le reste du casting qui est juste pour certains (Tante May, Dr Connors…) et fabuleux pour d’autres (Oncle Ben, Gwen Stacy…).

Techniquement, le film est bien maitrisé par son réalisateur et les effets spéciaux sont jolis à voir malgré un Lézard pour le moins décevant, mais difficile de penser qu’on pouvait faire mieux avec un super méchant de ce genre. Mention spéciale aux mouvements de l’araignée qui sont juste magnifiquement dynamiques et qui font ressortir toute la sauvagerie animale du héros.

En ce qui concerne les deux aspects les plus importants du film –à savoir l’action et les relations entre les personnages- il faut avouer que le point fort n’est pas l’action ou du moins pas l’action qu’on attend d’un film Spider-Man : près d’une heure du film se fait à présenter les personnages et à les faire interagir ce qui, au passage, est un réel plaisir à suivre étant donné que le réalisateur du film : Marc Webb, avait déjà fait un très bel essai sur les relations humaines, avec son premier film « 500 days of summer ».

Niveau fidélité au support d’origine « The Amazing Spider-Man » est comme ce qu’à été « The Dark Knight » pour Batman : une adaptation qui prend un milliard de libertés mais qui l’assume et qui instaure une nouvelle version du héros, une version que l’on apprécie et dont on veut voir la suite ; Malgré tout, même si le film n’est pas fidèle à 100%, n’en laisse que certains aspects du comic book (l’humour de Spidey, le premier amour de Peter etc) sont magnifiquement bien retranscrits.

Après avoir joué au jeu des sept différences avec la première trilogie, on découvre en effet des similitudes flagrantes (malgré l’ambition des producteurs de s’en éloigner le plus possible), pour exemple : Les deux films ont une scène de combat sur un pont, dans les deux films des New Yorkais s’unissent pour aider Spidey à abattre le méchant… Rien de bien méchant du moins, mais les plus nerveux y feront attention.

En ce qui concerne les points négatifs de ce reboot, on déplore l’absence de certains éléments importants de la mythologie Spider-Man, notamment le Daily Bugle ou bien Harry Osborn et autre Mary-Jane Watson… Le film souffre légèrement d’un syndrome ‘’on doit s’éloigner le plus possible de la première trilogie’’ et le Lézard est moche, voilà c’est dit.

Au final, The Amazing Spider-Man est comme un enfant trop mignon qui aurait fait une bêtise et qu’on n’arrive pas à gronder parce qu’il est trop craquant.