The Dark Knight Rises: La Critique

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Temps de lecture estimé 3 minutes et 24 secondes

De prime abord, The Dark Knight Rises n’est pas le « chef d’œuvre » que tout le monde attendait, il ne dépasse donc pas son prédécesseur The Dark Knight  dans cette catégorie, car oui la comparaison est imminente même si la différence entre les deux films impose le silence.

Ce qui saute aux yeux dès le départ est bien évidemment l’absence du Joker qui avait marqué les esprits des fans, ici nous avons Bane, un mercenaire et une brute épaisse prête à tout pour casser le petit dos de Batou, incarné par Tom Hardy qui n’est pas aussi présent que ça au final (peut être dû à la cagoule du super vilain), son rôle ne se résume pas seulement au simple méchant de service mais va jusqu’à détruire Gotham et son Chevalier Noir par les tripes.

Ce dernier est bien sûr moins charismatique que le Joker, mais mieux qu’un Joker charismatique, Nolan nous livre un Batman charismatique, on peut enfin (pour)suivre l’épopée de Bruce Wayne dans sa lutte contre le crime (avec un Christian Bale toujours aussi à l’aise dans son rôle) ; Le chevalier noir est abattu, détruit, réduit en miettes, et on prend du plaisir à voir ça tout en attendant avec appréhension son retour puisqu’un sentiment nait durant la vision du film : la peur que Bane tue Batman (ce qu’il réussit à faire d’une manière indirecte). Ce sentiment apporte un élément nouveau dans les films Nolan : l’héroïsme, élément bien absent des deux précédents opus.

Un point différent aussi étant l’émotion qui émane du film puisque dans The Dark Knight on s’était habitué à une certaine froideur, ici les personnages sont plus humains, montrent leurs émotions (mention spéciale à Michael Caine dans le rôle du meilleur Alfred qui ait jamais existé) ; Le tout permet de boucler la boucle du premier film (Batman Begins) en y ajoutant quelques morceaux de flashbacks qui permettent d’apporter des éléments nouveaux à l’intrigue générale.

Niveau seconds rôles, Gary Oldman est fidèle à lui-même, et les trois nouveaux du casting ont entièrement leur place dans l’histoire pour certains (Joseph Gordon Levitt, Marion Cotillard) et font extrêmement mouche pour d’autres (Anne Hathaway), à ce propos, le rôle de Catwoman est extrêmement mal intégré, là où dans les comics une tension sexuelle règne constamment entre Batman et Catwoman, ici la vague Nolan submerge cet aspect de leur relation avec son réalisme exacerbant.

Côté technique, le talent de Christopher Nolan à tenir une caméra n’est plus à démontrer, son travail sur The Dark Knight portait souvent à des critiques négatives notamment en ce qui concerne les scènes d’action qui étaient parfois floues et illisibles, défaut corrigé puisque les scènes d’action brillent de beauté d’ingéniosité, Hans Zimmer quant à lui signe une partition sonore des plus épiques comme à son habitude.

Le défaut majeur du film étant, exactement comme pour Avengers, la partie centrale de son intrigue qui manque terriblement de rythme et dans laquelle il ne se passe absolument rien d’intéressant, ou du moins rien qui ne fasse avancer le film.

Le film apporte son lot de surprises, avec une dernière demie heure qui explose tout sans aucune seconde de répit, Christopher Nolan a démontré son génie encore une fois et rentre dans le panthéon des meilleurs réalisateurs de son époque en clôturant sa saga de la plus belle des manières et livre une œuvre intemporelle en 3 films, chacun d’entre eux ayant une couleur, une histoire et un parfum particulier. Le genre de film capable de vous arracher une larme et de transcender la simple histoire d’un Super-Héros vengeur dans une ville en proie à une attaque ennemie, qui vient ponctuer à merveilles 8 ans d’un travail aussi minutieux que passionné. Chapeau Monsieur Nolan.