Vinyculture

Top 10 des Séries TV 2015

Par / Le 30/12/2015, 19:12
Temps de lecture estimé 11 minutes et 33 secondes

C’est la fin de l’année, ce qui veut dire que c’est le moment de faire un petit bilan de ce que nous avons aimé en matière de Séries TV. Que ça soit de nouvelles séries ou des nouvelles saisons, ce top (TRÈS subjectif et personnel) va mêler les deux, sur ce, procédons !

 

10- The Man In The High Castle

Adapté du roman éponyme de Philip K.Dick, cette série nous emmène dans un monde post-seconde guerre mondiale mais où les nazis auraient remporté la guerre en utilisant la bombe atomique. On se retrouve alors dans une Amérique des années 60 divisée en trois, une grande partie appartenant aux Nazis, une zone neutre au centre, et une partie Ouest appartenant au Japon. Adolf Hitler est vieux et malade, et la tension entre l’Allemagne et le Japon est à son comble. Profitant de cette tension qui ressemble drôlement à une guerre froide, un groupe de résistants tente de se révolter et a en sa possession un film intitulé « The Grasshopper Lies Heavy ». Ce film aurait été créé par un certain Maître du Haut Château et montrerait une réalité alternative où les nazis et les japonais ont perdu la guerre. Ce film donc donne de l’espoir à la résistance, ce qui pousse les nazis et les japonais à traquer toute personne le possédant.

10 épisodes disponibles en ligne que vous enchaînerez probablement d’un seul coup tellement la série est bien écrite, bien réalisée et incontestablement l’une des meilleures de l’année. Jetez un œil sur son générique sublime aussi.

09- How To Get Away With Murder

Cette série était déjà une excellente nouveauté l’an passé, et avec sa seconde saison elle continue à épater. Comment? La formule semble assez simple: du suspens, du choc, du mystère à chaque épisode. On ne s’ennuie jamais, on se pose toujours des questions, on a souvent tort, sans parler du fait que voir le personnage principal « Annalise Keating » plaider une affaire procure un tel sentiment de satisfaction; et ceci n’est pas uniquement dû à l’excellente écriture du scénario et des dialogues, mais aussi à l’impeccable performance de Viola Davis.

Voici un petit aperçu, mais attention, si vous n’avez pas encore vu ou terminé la première saison, cela peut contenir des spoilers.

8- Fargo

De retour cette année pour une seconde saison préquelle à la première, la nouvelle histoire de Fargo se déroule durant les années 70 au Minnesota. Tout commence avec une série de meurtres dans un ‘diner’ qui mène le jeune policier Lou et son partenaire à enquêter. Mais en parallèle, un chef de gang mafieux lié aux meurtres du diner meurt et laisse sa femme en tête pour tout contrôler et arranger… ET EN PARALLÈLE, une jeune femme tue accidentellement un homme lié aux meurtres du diner avec sa voiture et laisse son mari arranger tout ça… vous suivez? En gros, la magie de Fargo, c’est la complexité de sa narration qu’on arrive pourtant à suivre avec une simplicité hors du commun. La prestation des acteurs -surtout Kristen Dunst- est brillante, l’humour est au rendez-vous et la mise en scène est sans faille. C’est décalé, mais attachant. Très violent mais humain, et ça mérite une place dans le top de l’année !

7- Unbreakable Kimmy Schmidt

Série qui marque le retour en force de Tina Fey et Robert Carlock, après la perle 30 Rock, Unbreakable Kimmy Schmidt vient se démarquer comme LA comédie de l’année selon moi. C’est l’histoire de Kimmy qui après avoir vécu dans un bunker sous-terre au sein d’un culte lancé par un homme qui leur faisait croire que l’apocalypse a eu lieu à la surface pendant 15 ans, elle et trois autres femmes sont découvertes et sauvées un jour. Kimmy a 29 ans et réalise qu’elle a perdu une grande partie de sa vie, n’est pas vraiment à jour avec l’avancement technologique ou social ou même politique, mais elle décide bravement de construire sa nouvelle vie à New York avec de l’optimisme et de la positivité comme alliés.

Son aventure est hilarante, sa naïveté touchante, ses nouveaux amis sont des new-yorkais typiques, cyniques mais qui ont un bon cœur. L’écriture ne déçoit naturellement pas (Merci Fey et Carlock) et la performance des acteurs, particulièrement Titus Burgess, est à mourir de rire.

Un petit passage décalé où Kimmy et Titus se font passer pour des « français branchés » dans un restaurant pour ne pas payer.

6- Black Sails

Amoureux des pirates du 17ème siècle, Black Sails prend des personnages de « L’Île Au Trésor » de Robert Louis Stevenson, mais aussi de vrais pirates comme Calico Jack Rakham, Anne Bonny et Barbe Noire, pour nous donner le parfait mélange d’histoire et de fiction. Les évènements de cette série se déroulent 20 ans avant ceux de l’Île au Trésor, on y voit alors comment le Capitaine Flint a rencontré Long John Silver, quelles étaient leurs ambitions, qui y a contribué et où cela les mène avec brio. Ce qui est brillant c’est l’écriture, comment l’histoire se construit, les scénaristes réussissent à nous plonger dans une histoire de pouvoir, de complots, de trahison commis par des personnages qu’on ne peut qu’aimer, jamais détester.  Nous saluons aussi la diversité du casting qui met en avant des femmes fortes et intelligentes qui arrivaient à survivre et même à diriger dans un monde d’hommes et de brutes. La série a déjà deux saisons de disponible, la 3ème commencera en janvier.

Je partage avec vous le générique d’ouverture simplement sublime de la série, en mentionnant que la bande-son entière (par Bear McCreary) vaut le coup d’être écoutée.

5- Jessica Jones

Personnage pas très connu ou « mainstream » de l’univers Marvel, Jessica Jones ne manque pourtant pas d’attrait. Elle est détective privé battue par la vie, mais avant cela, elle se servait de sa force physique surhumaine (qu’elle obtient plus jeune lors un accident de voiture où elle a été en contact avec des produits chimiques) pour aider les autres. L’adaptation télévisée n’a pas vraiment mis son passé super-héroïque en avant, elle l’a même extrêmement « sobrifié » si j’ose dire, ce qui -à mon avis- rend cette version très humaine et réaliste. Mais les vraies qualités de Jessica Jones résident en particulier dans son ambiance sombre qui change vraiment des adaptations habituelles de l’univers Marvel, mais aussi dans la force des personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires. Chacun a un rôle important, chacun apporte une touche de crédibilité à l’histoire.

Mais que serait un héros sans son vilain? Et là, la série excelle en nous offrant le personnage de Killgrave, très bien interprété par David Tennant, et qui a le pouvoir de contrôler les esprits des gens, Jessica est d’ailleurs l’une de ses anciennes victimes. Sous l’emprise de Killgrave, elle était obligée de rester auprès de lui malgré elle, d’être son amante et de faire son sale boulot. Série super-héroïque d’inspiration, mais elle traite subtilement de sujets très réels comme l’addiction, le consentement et même de la dépression et de la culpabilité. Nul doute, elle fait partie des meilleures séries de l’année.

4- Humans

L’intelligence artificielle a longtemps fasciné et inspiré des œuvres littéraires, cinématographiques, télévisuelles et animées. Mais le nombre de bonnes histoires et/ou adaptations n’est pas énorme, cette année au cinéma nous avons eu droit à Ex-Machina (Allez le voir!) mais aussi à une petite série britannique adaptée d’un roman suédois sous le nom de « Humans ». Ça se passe dans un futur proche (ou un présent alternatif) où la technologie a permis de créer des « synths », des robots entièrement fonctionnels et intelligents ayant forme humaine et qui servent les humains comme domestiques. Ces machines d’apparence parfaites n’ont pas de conscience ou de sentiments bien-sûr, mais un nombre d’entre eux semblent en développer ce qui n’est pas bon signe à priori. Pourquoi? Commet est-ce arrivé? Je n’en dis pas plus, car je souhaite vraiment que vous preniez le temps de voir cette série de 8 épisodes seulement et qui comblerait tout amateur de science-fiction, d’AI ou juste de bonne drama, une perle télévisuelle à ne pas rater.

Une seconde saison est prévue pour 2016.

3- Daredevil

Bien avant Jessica Jones, c’est avec Daredevil que Marvel Studios et Netflix ont réussi à prouver que l’univers Marvel n’est pas aussi lumineux et joyeux que ne le laissent paraître les films. Mais si cette mission était difficile à la base, Drew Goddard, showrunner, arrive en plus à imposer sa touche sur le diable de Hell’s Kitchen de part la maturité et l’ambiance sombre que prend la série mais aussi la fidélité vis-à-vis du matériau d’origine.

La direction des acteurs est quant à elle assez intéressante faisant des personnages comme le Caïd, interprété par l’incontournable Vincent D’Onofrio, des figures attachantes et fascinantes. Pour un avis plus détaillé, suivrez le lien de la critique ici.

2- Penny Dreadful

Penny Dreadful est une série qui revisite plusieurs légendes urbaines et personnages de classiques littéraires, on y retrouve notamment Dracula, Frankenstein et sa créature, Dorian Gray, mais aussi le diable et les loup-garous. Vous pourriez penser que c’est bâclé, je vous rassure, c’est extrêmement bien coordonné. Durant la première saison diffusée l’an dernier, tous les personnages se retrouvent liés l’un à l’autre de façon plus ou moins hasardeuse, mais la deuxième saison (2015) est venue ajuster cela. Vous connaissez sûrement les histoires de Frankenstein, de Dorian Gray et de Lucifer déchu des Cieux, mais Penny Dreadful leur redonne une dimension mystique et horrifique qui a été perdues au fil des adaptations et des années. L’ambiance londonienne sombre du 19ème siècle est bien maîtrisée et bien exploitée, le casting est impeccable, les dialogues -même en Latin des fois- sont susceptibles de vous donner des frissons, mais ce qui va sûrement vous laisser sans voix c’est la performance d’Eva Green. Son personnage « Vanessa Ives » est fascinant et a droit à un épisode sous forme de « Origin Story » durant cette saison qui nous a gâté avec un duo de talents entre elle et Patti LuPone. J’avais mentionné l’année dernière que Rory Kinnear avait aussi brillé dans son rôle de la créature de Frankenstein, durant la saison 2 c’est autour de Billie Piper de lui voler la vedette, mais kudos aussi à Helen McCrory qui a été une vilaine plus que parfaite. Je ne sais pas pour vous, mais une série bien écrite où le talent se déverse de tous les côtés a tendance à prendre une place spéciale dans mon classement !

1- Mr Robot

Mon plus gros coup de cœur de l’année, Mr. Robot est une perle de la télévision qui aborde le sujet de la démocratie et de la liberté à travers le hacking. Notre héros, Elliot – interprété avec brio par Rami Malek- est un informaticien de jour dans une compagnie de sécurité informatique, et hacker de nuit mais qui se sert de son talent comme justicier des fois. C’est un jeune homme qui souffre de dépression et d’anxiété sociale, il a donc très peu d’amis. Un jour, il rencontre un homme mystérieux « Mr Robot » qui lui propose de rejoindre son groupe de hackers nommé « F*Society » *tousse*Anonymous*tousse* et qui a pour but de rétablir l’équilibre social dans le monde en piratant et détruisant les systèmes des banques et entreprises qui contrôlent l’économie et le peuple. L’une de ces entreprises est E-Corp qui est un investisseur majoritaire dans la boite informatique où travaille Eliott.

Mr Robot prend un sujet d’actualité et le traite de façon assez crue, il dépeint à quel point nous sommes devenus esclaves des réseaux sociaux, mais aussi la force de l’ambition et la profondeur de la douleur ressentie en pleine dépression. C’est une série qui fait extrêmement bon usage de la voix-off d’Eliott qui parle constamment à un ami imaginaire comme pour nous guider dans son monde. La mise en scène et la réalisation de tous les épisodes, sans exception, est remarquable c’est d’ailleurs l’un des points forts de la série en plus de la sincérité et l’innocence ressentie dans le jeu d’acteur de Malek.

Mentions honorables

‘Better Call Saul’ qui démarre lentement mais on y reconnait le talent des scénaristes de Breaking Bad, donc on sait que la patience est nécessaire.

‘Hannibal’ dont la dernière saison fut assez pénible à voir à cause d’une lenteur accablante, mais la fin en valait la peine.

‘Orphan Black’ parce que Tatiana Maslany.

‘Veep’ qui continue d’être une excellente comédie politique.

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