Top Fails de l’année 2013 dans le jeu vidéo

07/12/2013, 13 h 22 min Partages0

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2013 se dirige doucement vers sa fin, le moment opportun d’en faire le bilan et de retracer ses faits les plus marquants. Nous allons nous intéresser dans cet article aux plus gros ratages de l’année dans le monde vidéo ludique. Des désenchantements dont on reparlera certainement encore dans dix ou vingt ans.

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N°5 – Phil Fish : Un bon poisson dans un mauvais bocal

Le canadien tripatronyme Jacques Paul Philippe Poisson, plus connu sous le pseudonyme Phil Fish, a clairement fait le buzz sur la sphère ludique en 2013, et pas toujours pour les bonnes raisons. Le culotté s’est permis de traiter les jeux japonais d’aujourd’hui de « merde » (sic), alors que son propre jeu, Fez, annoncé depuis plus de cinq années alors, essuyait des difficultés techniques, des problèmes de délai gigantesques, sans parler de ses multiples provocations sur Twitter ou ses réactions démesurées .

2013 a été l’année de sortie de son jeu, un FEZ prisé et acclamé par la critique et les joueurs, à un détail près : le jeu pullulait de bugs. Après toutes ses prétentions et ses exactions, le retour de bâton a été très virulent pour Fish. Ses détracteurs, qu’il s’est lui-même mis à dos, n’ont pas raté l’occasion de le remettre à sa place. Résultat : Phil Fish n’a pu le supporter, a annulé le développement de FEZ II- pourtant tout juste annoncé-, et a quitté purement et simplement l’industrie vidéo ludique.

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Aujourd’hui, il se murmure qu’il aurait orchestré son départ pour travailler secrètement et sereinement sur Fez II, loin de tout brouhaha médiatique. Rien n’est tenu pour sûr, mais ce qui l’est par contre, c’est que Phil Fish a connu un sacré gros Fail en 2013.

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N°4 – THQ, Lucas Art et Zynga : Engloutis dans les abysses

Autres histoires qui prennent fin, celles des studios THQ et Lucas Art. Ce dernier est le plus mythique des deux, toute une génération bercée aux Point’n’Click (Secret of Monkey Island, Maniac Mansion, Full Throttle, Grim Fandago) du trio de choc Tim Schaffer/Ron Gilbert/Dave Grossman, qui travaillaient pour le compte de Lucas Arts. Le groupe a été racheté puis officiellement fermé par Disney cette année.

Quant à THQ, c’est une descente aux enfers qu’ils combattaient depuis plus de dix ans déjà, qui les a mis KO. N’ayant pas de licence assez lucrative pour subsister parmi les grands du secteur, la liquidation a été leur seule solution, vendant toutes leurs propriétés intellectuelles à droite, à gauche, avant de mettre la clé sous la porte.

De l’autre côté du rideau, dans le monde du mobile gaming et des jeux sur Facebook, c’est Zynga qui a très lourdement pris l’eau cette année. Farmville les avait porté aux nues, mais la chute a été aussi vertigineuse. Le Freemium n’est pas un business-model sans risques, le studio l’a compris à ses dépends puisque son investissement dans ce secteur leur a rapporté plus de pertes que de gains. Des pertes qui ont conduit à de profondes restructurations dont des remerciements de salariés en masse. Zynga n’est pas encore mort, mais le fail est indiscutable.

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N°3 – Diablo III et Sim City 5 : Erreur 37, nous ne t’oublierons pas

De prime abord, rien ne semble lier ces deux jeux développés respectivement par Blizzard et Electronic Arts. Pourtant, un moment-clé de leur histoire leur est commun : un lancement logistique catastrophique. Ces deux grandes licences de l’univers du PC sont très fédératrices et possèdent des millions de fans. Leur lancement a été très fructueux au niveau financier et a ameuté beaucoup de monde. Toutefois, les joueurs qui  les ont acquis ont très vite été confrontés à un sérieux problème : impossible de lancer la moindre partie.

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Eh oui ! Diablo III et Sim City 5 nécessitent une connexion internet permanente pour y jouer, ce qui a provoqué un engorgement monstre sur les serveurs des deux éditeurs les premiers jours du lancement, rendant toute connexion au jeu tout bonnement impossible. L’erreur 37 de Diablo III est instantanément devenue le symbole de ce type de fail de lancement.

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